Congo-Brazzaville: Place vacante

1972-2021, voici quarante-neuf ans, jour pour jour, que le Congo coure derrière sa deuxième couronne en Coupe d'Afrique des nations de football. Près de cinq décennies de disette, sans pour autant que les plus optimistes, et ils sont nombreux parmi les amateurs du ballon rond chez nous, rêvent toujours de revoir leur Onze national rayonner encore de mille feux, comme il le fit à Yaoundé-1972, pour à nouveau leur réchauffer les cœurs.

Le pays des vieilles gloires de l'époque va-t-il au moins se qualifier pour la prochaine édition de la plus prestigieuse compétition sportive du continent en 2023 en Côte d'Ivoire ? Parviendra-t-il par ailleurs à gravir l'échelon de la qualification à la Coupe du monde de l'année prochaine au Qatar ? Si l'ambition y est les questions essentielles sont de savoir avec quel staff technique ? Avec quel sélectionneur ?

La bruyante désillusion d'il y a quelques semaines quand, arrivé aux portes de la qualification avec une longueur d'avance de deux précieux points contre la Guinée-Bissau, le Congo a laissé filer sa chance, peut-elle servir de catalyseur pour mieux envisager les futures batailles en matière de football ? Ces questions ne trouveront pas de réponses tant que les contreperformances des Diables rouges ne feront pas réagir vigoureusement les hommes en qui incombe l'organisation générale du sport au Congo.

Au moins, on peut noter comme positives les réactions en chaîne répertoriées au lendemain de la débâcle de Bissau. En un temps record, la Fédération congolaise de football a éconduit tous les staffs techniques des équipes nationales hommes du sport-roi, le football, puis lancé un appel au recrutement d'un nouveau sélectionneur pour les Diables rouges. En écho de tout ceci, le coup de gueule, peut-être plutôt le cri du cœur d'un international congolais frustré pour lui-même d'avoir moins joué à Bissau, et pour son équipe d'avoir essuyé une si lourde humiliation.

Quels seront les critères de choix du futur coach des Diables rouges ? A-t-on, pour de bon, pris les précautions qu'il faut pour éviter les pièges du passé ? Souvent, on apprenait au dernier moment que tel et tel entraîneur embauché par le Congo à une époque ou une autre, le jeu n'avait pas été mené à bien, le consensus n'était pas de mise, les termes du contrat pas très clairs, le tout se terminant en queue de poisson moyennant des amendes exorbitantes exigées au pays. Gageons que ne se répètent à l'envi ces insouciantes tueuses pour le sport national.

A La Une: Congo-Brazzaville

Plus de: Les Dépêches de Brazzaville

à lire

AllAfrica publie environ 900 articles par jour provenant de plus de 130 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.