Congo-Brazzaville: EPST - Une grève prévue pour le 12 avril

La cessation de travail ferait suite à l'expiration de l'ultimatum de soixante-douze heures accordé au gouvernement pour le paiement des frais de fonctionnement, qui a expiré le 9 avril.

Un message attribué au secrétaire général et porte-parole par intérim de l'intersyndicale des syndicats de l'Enseignement primaire, secondaire et technique (EPST), Godefroid Matondo, adressé à tous les enseignants, agents et cadres des bureaux gestionnaires, de la Mutuelle de santé des enseignants (Mesp), du Service de contrôle de la paie des enseignants (Secope) et de l'administration centrale de l'EPST rappelle que de delai de soixante-douze heures accordé au gouvernement pour le paiement des frais de fonctionnement a expiré depuis le 9 avril.

Cette structure indique, par conséquent, que face à cette situation, les enseignements vont s'arrêter dans toutes les écoles primaires et secondaires alors que tous les bureaux gestionnaires, de la Mesp, du Secope ainsi que du secrétariat général de l'EPST seront fermés à partir du 12 avril. Et ce, a-t-il précisé, jusqu'à ce que la situation soit décantée.

Il est, en effet, rappelé que c'est depuis le mois de février que les écoles publiques, les bureaux gestionnaires ainsi que la Mesp n'ont plus perçu les frais de fonctionnement. Pour faire pression au gouvernement, l'intersyndicale de l'EPST lui a donné un ultimatum de trois jours afin de décaisser ces frais, tout en le menaçant de décréter un mouvement de grève, en cas de non-satisfaction à cette requête. « L'intersyndicale des syndicats de l'EPST exige au gouvernement de la République le paiement dans le délai de soixante-douze heures des frais de fonctionnement alloués aux établissements et bureaux gestionnaires de l'EPST, au risque de voir les enseignements être arrêtés », avait avisé Godefroid Matondo.

Pour le secrétaire général et porte-parole par intérim de l'intersyndicale des syndicats de l'EPST, cette situation, qui met plusieurs écoles dans d'énormes difficultés pour fonctionner, est une épine au pied de la mise en œuvre de la gratuite de l'enseignement de base. Et de souligner que cette situation oblige certains parents à doter « volontairement et malignement » les écoles en craies blanches, désinfectants et autres consommables susceptibles de garder le milieu scolaire dans les conditions hygiéniques un peu modestes.

Tout en dénonçant ces actes et pratiques qu'elle accuse de torpiller la gratuité de l'enseignement de base, l'intersyndicale de l'EPST avait sollicité l'implication personnelle du président de la République, Félix Tshisekedi, afin de « sauver la gratuité de l'enseignement de base sous menace du naufrage ».

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