Algérie: Lecoq - L'ouverture d'une antenne de LREM à Dakhla occupée viole le droit international

Paris — L'ouverture d'une antenne par le parti présidentiel en France "La République en Marche" dans la ville sahraouie occupée, Dakhla, va dans le " sens du choix" de l'ancien président américain Donald Trump, a regretté le député du Parti communiste français (PCF), Jean-Paul Lecoq, estimant que cette décision vient "souiller les résolutions des Nations unies".

"Dix jours avant les discussions au Conseil de sécurité des Nations Unies pour le renouvellement de la Mission des Nations Unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental, la Minurso, nous apprenons que le parti d'Emmanuel Macron a décidé pour célébrer les cinq ans de la naissance du mouvement d'ouvrir une antenne de ( En Marche) à Dakhla (prétendant) qu'il se situe dans les provinces du Sud du Maroc", s'est indigné M. Lecoq dans une déclaration.

Il a affirmé que "ce choix à rebours du droit international du parti présidentiel va dans le sens du choix de Donald Trump, bien qu'il soit encore pire, puisqu'il est fait de manière rampante et sournoise".

"Drôle de manière de célébrer un anniversaire en souillant les résolutions des Nations unies", a déploré le député, estimant qu'il "n'y a pas assez de mots durs pour qualifier ces violations du droit international, alors même que des prisonniers politiques sahraouis sont torturés depuis une décennie pour leur combat pour la liberté, et que le Comité contre la torture des Nations unies a condamné à deux reprises le Maroc pour avoir torturé à de multiples reprises des prisonniers sahraouis".

Pour le parlementaire, au lieu "de s'essuyer les pieds sur le droit international et de jeter de l'huile sur le feu en alimentant les tensions au Maghreb, le parti présidentiel et Emmanuel Macron, son chef, feraient mieux de se pencher sur la souffrance du peuple sahraoui et sur les questions de la Paix".

Enfin, M. Lecoq a exprimé son indignation face au mépris du droit international au Sahara occidental.

"Honte à ceux qui méprisent le droit des peuples à l'autodétermination, Honte à ceux qui bradent le droit international pour des intérêts électoralistes à la veille d'élections locales et nationales, Honte à ceux qui utilisent les conflits internationaux pour faire augmenter leur popularité en berne: Netanyahou, Trump et Macron, même combat " a-t-il conclu.

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