Congo-Kinshasa: Où va-t-on ?

Le Premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde et le président de la RDC Félic Antoine Tshisekedi

Alarmante ! Telle est la situation générale de la patrie de Lumumba-Mzee. Ayant pourtant suscité beaucoup d'espoirs à l'égard du petit peuple, Tshisekedi fils se recherche encore, et encore. Tous les feux sont rouges. Ne sachant plus avancer, la Nation entière fait la marche à reculons. Dans ce lot, toujours est-il que, sur le plan international, la RDC est aux abords de l'humiliation. Aux affaires étrangères, les missions diplomatiques congolaises seront bientôt mises à la porte, faute de paiement de loyers. Scandaleux que cela puisse paraître, le Congo est tombé bien plus bas qu'il est difficile de se relever de sitôt. «Nous ne pouvons pas être à la tête de l'Union Africaine avec une image pareille de la diplomatie congolaise. Nous n'inspirons pas l'Afrique avec des scandales diplomatiques à répétions», a décrié la Sénatrice Francine Muyumba. Cette dernière oublie pourtant que cet héritage lugubre.

Pendant ce temps-là, nonobstant la mauvaise posture de la diplomatie congolaise, la situation sécuritaire, sociale et économique devient de plus en plus alarmante. A quand la paix durable dans la partie Est du pays ? L'éducation de nos enfants est à l'abandon. Triste sort. L'on signale la fermeture des écoles à cause des frais de fonctionnement. A ce sujet, la Banque Centrale du Congo a laissé entendre qu'elle va procéder au paiement des frais de fonctionnement des écoles publiques à partir de ce lundi. Comme pour dire que la gratuité de l'enseignement de base peine à se stabiliser depuis la prise du pouvoir de "Fatshi béton" jusqu'à ce jour. Que faire ? Le Gouvernement Sama doit absolument se démarquer des autres Gouvernements avant lui.

Parlant de sa sortie, la patience du peuple congolais aura ainsi atteint le paroxysme. Le peuple meurtri, le peuple affamé, le peuple déprimé et médusé, n'attend plus rien de ses dirigeants qui semblent privilégier leurs propres intérêts notamment, dans le partage des responsabilités, ne se souciant nullement de ses compatriotes. Il semble que, selon la FAO et OCHA, un Congolais sur trois meurt de faim. Les routes, rien à Kinshasa, sont dans un état déplorable. Où va-t-on ?

En dépit des réformes électorales qui débutent cette semaine avec l'examen de la proposition de la loi organique sur la CENI (Loi Lutundula), les gouvernants d'aujourd'hui seront à la merci des populations de demain. D'ores et déjà, ils doivent s'attendre au vote sanction dans l'avenir. Qui sait ? Le pouvoir n'appartient-il pas au peuple ? Quant à lui de sanctionner !

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