Ile Maurice: SC & HSC - Protocole sanitaire renforcé pour les épreuves ardues

Contrairement aux dernières semaines, les centres d'examens ont accueilli, hier, lundi 12 avril, plusieurs centaines de candidats du School Certificate (SC) et du Higher School Certificate (HSC) pour des épreuves de français et de business.

Les choses sérieuses commencent cette semaine avec les épreuves écrites. Les établissements ont chacun élaboré leur stratégie pour faire respecter le protocole sanitaire.

Le recteur du collège Royal de Curepipe et secrétaire de l'United Deputy Rectors & Rectors Union, Vikash Ramdonee, était hier assez satisfait de l'organisation pour les épreuves du jour. Ainsi, 108 candidats ont pris part aux examens de School Certificate (SC), et 138 à ceux de Higher School Certificate (HSC).

«Le personnel non-enseignant du collège s'est assuré d'appliquer le protocole sanitaire. Pour que les candidats puissent respecter les mesures, ils ont été acheminés vers notre hall jusqu'à ce que débutent les épreuves. Là-bas, ils étaient sous la surveillance du personnel non-enseignant et que je remercie d'ailleurs pour le bon travail effectué», a précisé le recteur. À partir de là, 15 minutes avant le début de l'examen, le personnel du Mauritius Examinations Syndicate (MES) a pris le relais.

Coup de main

Vikash Ramdonee indique toutefois qu'il aurait été très utile que les personnes recrutées par le MES donnent un coup de main au personnel de l'établissement. «En tant que secrétaire de l'union des recteurs et assistants recteurs, je fais une requête auprès du MES pour qu'il demande au personnel recruté d'arriver dans les centres d'examens plus tôt que l'heure prévue des épreuves pour nous aider. Cette année, les examens se déroulent dans des conditions exceptionnelles et difficiles. Or, certains ne quittent pas de leur zone de confort et travaillent comme ils le font tous les ans.»

Par rapport à la situation sanitaire, l'établissement a envoyé une correspondance aux parents il y a deux semaines pour leur expliquer que le protocole sanitaire serait appliqué et les rassurer.

Au collège John Kennedy à Beau-Bassin, le recteur, Preetam Mohitram, explique que les élèves sont arrivés à des heures différentes. «La distanciation physique a été maintenue naturellement. Le personnel enseignant circulait également dans l'établissement pour s'assurer que les candidats respectent les mesures sanitaires.»

Au niveau du transport, le recteur ne déplore aucun incident. «Le service a été très efficace. Les transports ont mené les candidats au collège et ont attendu qu'ils aient fini pour les récupérer.» Il a souligné qu'un haut cadre de la National Land Transport Authority (NLTA) l'a appelé il y a quelques jours afin de lui donner l'assurance que des dispositions de transport ont été prises sur une base quotidienne.

Désinfection

Au Doha Secondary School, 175 candidats de SC ont pris part aux examens hier alors qu'ils étaient 118 élèves au niveau du HSC à le faire. «Ce matin (NdlR : hier matin), en tant que recteur, je me suis adressé aux élèves une dernière fois avant les épreuves pour leur demander de prendre toutes les précautions nécessaires», explique le recteur du collège, Osman Jambocus. «La force policière a fait un travail exemplaire ce matin en guidant les véhicules venus déposer les élèves et après chaque examen, le personnel non-enseignant a désinfecté les salles.»

Inconfortable

Mirish, élève au collège New Eton, qui participe au SC, raconte que l'établissement a su respecter le protocole mais que le port du masque est un handicap lors des épreuves. «Je suis assez satisfait des mesures sanitaires prises car nous étions dans une salle de classe avant le début des examens pour que nous respections les gestes barrières. Mais lors de l'épreuve, c'était très inconfortable de travailler avec le masque. Je suffoquais. Je devais à chaque fois enlever le masque de mon nez quelques secondes pour respirer.»

Yann Jhugroo-Cangy est un élève de Grade 13 au collège John Kennedy. Il a pris part aux examens du HSC hier. Il avoue que sa première journée s'est bien passée. «Je suis soulagé de voir que le protocole a été respecté. De plus, même si les surveillants paraissaient stressés, ils étaient sympathiques avec nous».

Il dit toutefois qu'il n'est pas à 100 % sûr que le contexte dans lequel ils ont pris part aux examens, soit la situation du Covid-19 à Maurice, n'aura pas un impact sur les résultats. «Si Cambridge revoit son 'scaling' et son classement, tout en tenant compte des circonstances, peut-être que nous ne serons pas pénalisés», s'exprime-t-il. «J'ai peur que l'avenir ne révèle que nous étions plus affectés que je ne le pense.»

Ophelie Henriette, autre élève de Grade 13 au collège Notre Dame à Curepipe, pense que prendre part aux examens en plein confinement n'aura pas d'impact sur son parcours scolaire. «Il est vrai que prendre part aux examens dans une zone rouge, c'est déjà stressant et se soumettre à pas mal de risques. De plus, le matin, il y avait cette crainte de rater l'autobus ou de s'exposer à une éventuelle contamination. Mais je dirais que sur le long terme, cette situation restera juste une étape dans mon par- cours», confie-t-elle.

Cela dit, elle a toutefois peur que la pandémie n'affecte ses plans d'avenir. Elle, qui souhaite aller étudier à l'étranger, ne voudrait pas avoir à renvoyer son admission.

Plus de: L'Express

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