Congo-Brazzaville: Santé - Les albinos souhaitent la création des cliniques spécialisées

Les albinois du Congo ont lancé un appel le 10 avril dernier aux pouvoirs publics en vue de la mise en place dans les différents départements des structures sanitaires devant traiter les pathologies comme le cancer et les taches noirs de la peau.

La création des centres médicaux en leur faveur permettra de réduire le coût des déplacements des parents des enfants albinos vers Brazzaville et d'éviter la discrimination.

Les albinos ont exprimé ce voeu à la clôture d'une campagne sur le traitement du cancer de la peau et des taches noires organisée par l'Association Johny Chancel pour les albinos (AJCA).

Au total 376 patients ont été traités du cancer de la peau et des taches noires lors de cette campagne qui a duré trois mois.

Les interventions chirurgicales ont été réalisées par les médecins étrangers. Le département de Pointe-Noire a présenté plus d'enfants albinois par rapport à d'autres. Les patients ont bénéficié également des crèmes de peau, des lunettes de protection contre les rayons ultra-violet du soleil.

« Les albinos sont dotés des mêmes facultés que tous les enfants à la différence de leur peau blanche. Ils ont le droit des soins de santé quel que soit leur lieu de résidence. Beaucoup d'entre eux ont bien voulu bénéficier de ces soins, mais faute de moyens leurs parents n'ont pas pu venir à Brazzaville. Notre souhait est que les centres médicaux des albinos soient installés dans tous les chefs-lieux des départements pour une prise en charge adéquate », ont souhaité les enfants albinois.

Theresa Mercia Ngolo a salué l'initiative de cette association. Selon elle, sa santé s'est améliorée grâce au traitement de chimiothérapie administré par la clinique. « La sensibilisation m'a permis de banaliser la discrimination vécue au quotidien. Je comprends les autres car en tant qu'albinos je ne les supportais pas. Toutefois la société est dans l'obligation de nous considérer comme tout enfant car nous jouissons des mêmes facultés humaines. Nous n'avons pas choisi d'être albinos, c'est la nature qui a voulu ainsi », a dit Theresa Mercia Ngolo.

Elle a, par ailleurs, regretté de ne pas avoir repris avec son milieu éducatif au deuxième trimestre à cause de la maladie. « Je suis élève en classe de terminale A. Cette année, je ne pourrais achever mes études parce que je dois suivre le traitement afin de reprendre l'année prochaine », a-t-elle expliqué.

Plus de: Les Dépêches de Brazzaville

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