Maroc: Lecoq accuse l'exécutif français d'être à l'origine de l'ouverture d'un bureau de LREM à Dakhla occupée

Le député du Parti communiste français (PCF), Jean-Paul Lecoq, a accusé mardi l'exécutif français d'être à l'origine de la scandaleuse création par le parti présidentiel "La République en Marche" (LREM) d'une antenne dans la ville sahraouie occupée, Dakhla, dénonçant une diplomatie de "compromis cynique" qui sacrifie le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination.

"La honteuse création par la République en Marche d'un comité à Dakhla n'a pu se faire sans l'accord, peut-être même à la demande de l'exécutif ", s'est indigné le député au cours de son intervention au Parlement français, critiquant avec fermeté le "scandale d'une diplomatie de compromis cynique qui sacrifient le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination".

La présence d'une permanence politique française au cœur d'un territoire non autonome et occupé par un pays colonisateur, le Maroc, "illustre malheureusement l'époque que nous vivons, où des chefs d'Etat de Trump à Macron et de Netanyahou à Mohamed VI pensent agir en toute impunité, en s'asseyant allègrement sur le droit international et en crachant sur les résolutions d'institutions officielles comme l'ONU ou la Cour européenne de justice pour faire prévaloir leur propres intérêts", a déploré l'élu français.

Le député a pointé le mutisme de la France face à l'impossibilité pour les observateurs indépendants de se rendre aux territoires occupés pour documenter les violations commises à l'encontre des Sahraouis.

"Tout est fait pour marginaliser la question du Sahara occidental", a fustigé le député, ajoutant que "la France est complice de la poursuite du peuplement marocain et de l'exploitation des ressources" du Sahara Occidental occupé.

Le parlementaire a interpellé le Premier ministre français, Jean Castex, sur la position de la France concernant la demande de l'adhésion à l'ONU que va formuler prochainement la République arabe sahraouie démocratique (RASD).

"Le peuple sahraoui est un peuple digne , décidé de poursuivre ce combat jusqu'à ce que la communauté internationale respecte enfin ses droits à la liberté et à l'autodétermination. N'est il pas temps pour notre pays de retrouver le chemin de la justice?", a conclu Jean-Paul Lecoq.

A La Une: Afrique et Europe

Plus de: Algerie Presse Service

à lire

AllAfrica publie environ 900 articles par jour provenant de plus de 130 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.