Cameroun: Lutte contre le Covid-19 - L'Adamaoua a ses doses

Les premières doses ont été officiellement remises au gouverneur de la région par le délégué régional de la Santé publique hier mardi à Ngaoundéré.

Une ambulance de l'hôpital régional de Ngaoundéré garée à l'esplanade des services du gouverneur de l'Adamaoua. La scène n'est pas très courante sauf en cas d'urgence. La présence de ce véhicule en ces lieux se justifie par le fait qu'il dispose à bord, les premières doses du Sinopharm, vaccin contre le Covid-19. Pour la première phase de vaccination, ce sont 4075 petits flacons qui seront d'abord inoculés au personnel de santé.

La première cargaison livrée hier mardi, 13 avril, a été réceptionnée par le gouverneur de la région de l'Adamaoua, Kildadi Taguiéké Boukar en présence du délégué régional de la Santé publique pour l'Adamaoua, le Dr Alahdji Zakari Yaou. Il faut dire que cette méthode de prévention tombe à pic dans la mesure où la courbe de cette pandémie est en hausse dans cette région. Le tableau épidémiologique du Covid-19 affiche un total de 2580 cas positifs avec 47 décès, depuis son début en 2020. A date, le Dr Alahdji Zakari Yaou indique qu'une vingtaine de cas est enregistrée par jour.

Le gouverneur de la région de l'Adamaoua a donné le ton en recevant en premier le vaccin à l'épaule gauche. « Je salue les efforts du gouvernement qui a pensé à notre région. Nous avons reçu des doses de vaccin quelques heures après l'arrivée du produit au Cameroun. Je me réjouis de cette promptitude dans l'action. Je viens de me faire vacciner et j'invite toute la population de l'Adamaoua à le faire », a-t-il assuré.

Avant d'inoculer le vaccin au personnel médical et aux volontaires, le coordonnateur régional du Programme élargi de vaccination, le Dr Joseph Adonis Koona Koona a tenu à rappeler les modalités. Ainsi, pour la première phase, ne peuvent recevoir ce vaccin que les personnels de santé en service dans les hôpitaux de district, centres médicaux d'arrondissement et hôpital régional de Ngaoundéré. « La deuxième vague qui arrivera la semaine prochaine est réservée aux personnes âgées qui présentent des risques de co-morbidité et les volontaires. Lorsqu'on reçoit la première dose, l'on doit attendre six mois pour la seconde. Seules les personnes âgées de plus de 18 ans, en bonne santé, sont élues au vaccin », a expliqué le Dr Joseph Adonis Koona Koona.

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