Cameroun: Ramadan 2021 - C'est parti pour un mois de prières

Cette période sainte implique des changements dans le quotidien des musulmans de Ngaoundéré, comme dans le reste de cette communauté dans le pays.

C'est avec le sourire aux lèvres qu'Oumarou, boucher à Ngaoundéré sert de nombreux clients. C'est que depuis le début du jeûne hier, il a plus de clients qu'à l'accoutumée. Du jarret, aux tripes en passant par de la viande avec os ou sans os, chaque client trouve son compte. Une fois le choix de la partie du bœuf à acheter opéré, elle est découpée, pesée puis emballée sous le regard attentif de sa clientèle.

Pour ce premier jour de Ramadan, les retardataires sont en train de boucler les préparatifs. Ici, les alimentations sont prises d'assaut pour l'achat des denrées alimentaires constituées en majorité du riz, de l'huile, de la farine de blé et du sucre. « Je n'ai pas eu assez de temps pour me préparer pendant le week-end. C'est pourquoi, je me suis rendue au marché tôt le matin pour compléter mes courses. Vous savez que le Ramadan est un mois de partage alors, on doit penser aux autres. Pour cela, j'ai mis un accent sur quelques denrées prisées par la majorité de nos convives », explique un fidèle musulman.

Dans les ménages, les femmes sont prêtes depuis belle lurette. Elles se sont approvisionnées à l'avance en farine de maïs ou de mil, pâte d'arachides pour préparer du couscous et de la bouillie. Les plus prévoyantes ont même déjà établi un menu sur plusieurs jours pour éviter les désagréments de dernières minutes. « Mon menu a été élaboré sur deux semaines. Ceci me permet de concocter rapidement les repas et de disposer d'un peu plus de temps pour mes adorations », confie Aïcha, mère de famille.

Les préparatifs concernent aussi le spirituel, la période de Ramadan n'étant pas uniquement liée aux bombances faites le soir, à la rupture du jeûne. Mais elle est considérée comme un moment consacré à la dévotion. « Pendant le Ramadan, les fidèles musulmans doivent multiplier les actes d'adoration à Allah. Ils doivent beaucoup prier, lire plus le Coran et aussi faire davantage l'aumône. J'ai décidé en ce qui me concerne de limiter mes activités afin de pouvoir disposer du temps pour multiplier les adorations », ajoute Hayatou, un autre fidèle musulman.

Dans les mosquées, l'heure est au grand ménage. Avec le contexte sanitaire lié au Covid-19, les imams ne cachent pas leur inquiétude. Ils rassurent que le nombre de fidèles lors des prières sera limité surtout que, ces lieux publics sont souvent très sollicités. Les dignitaires religieux indiquent que des prières particulières seront adressées à Allah afin que le Cameroun et le monde soient libérés de la pandémie du Covid-19.

Plus de: Cameroon Tribune

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