Cameroun: Tomates - Les prix fluctuent

Les coûts de cette denrée très prisée dans les ménages varient en fonction des jours et des semaines.

Le prix de la tomate connaît une baisse inquiétante depuis le début de la semaine à Yaoundé pour certains commerçants, tandis que d'autres se frottent les mains. La main sur la tempe, le regard hagard, devant son camion contenant 253 cageots, Mohamed Méfiré, vendeur au marché 8e, est désemparé devant la faible demande. « J'achète la tomate dans les champs à 2300 F, le panier coûte 300 F l'unité, la manutention coûte aussi 300 F et je paie le transport à 1000 F par cageot. Le tout me revient à 3900 F. Et le prix sur le marché ce jour est de 3500 F. Vous réalisez que je perds 400 F par panier », explique-t-il.

Mais dans le même marché, d'autres tomates, en provenance de Bangangté, dans la région de l'Ouest et manifestement très prisées par les revendeurs sont vendues à 5500 F le cageot. « Elles sont plus grosses, résistantes à la chaleur, et le contenant est assez volumineux », indique Balbine Mawamba, commerçante. Les détaillants quant à eux, proposent aux ménagères des tas de 100 F, 200 F et 500 F. Et lorsqu'elles sont vendues dans des seaux de cinq litres, ces tomates coûtent entre 1 500 F et 2 000 F.

Autre lieu, réalité similaire. Au marché du Mfoundi aussi, les prix pratiqués connaissent un important écart d'un jour à l'autre. Noé, commerçant, tente une explication : « C'est les grossistes qui définissent le prix sur le marché. Tout dépend de leurs humeurs du jour. Ce qui fait qu'un matin, le prix du cageot peut baisser jusqu'à moins de 1000 F par rapport à la veille et le jour suivant, le prix de la même quantité passe au double », affirme-t-il. Sauf que, poursuit-il, « n'ayant pas pu rembourser les prêts contractés auprès des banques du fait du Covid-19, les jardiniers ont dû abandonner tout simplement l'activité pour certains et pour d'autres, ils se sont convertis en producteurs et commerçants à la fois ».

Le cageot de tomates de Bangangté se vend à 9500 F alors que celui de Foumbot est à 5000 F. Là aussi des commerçantes tenancières des comptoirs de fortune, imposent leur loi. Un seau de cinq litres coûte 2500 F, celles de la veille coûtent entre 1500 F et 2000 F.

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