Sénégal: Revalidation du Sénégal pour la gestion du secteur extractif - Awa Mari Colle Seck se dit optimiste

L'initiative pour la transparence dans les industries extractives (Itie) au Sénégal a organisé, hier, à l'intention des journalistes, blogueurs, activistes entre autres, un atelier qui a constitué une vitrine pour présenter la nouvelle approche du processus de revalidation du Sénégal prévue le 1er juillet prochain. Le Comité national Itie (Cn-Itie) a également souligné, entre autres, l'amélioration de la gouvernance juridique et institutionnelle, la croissance de la transparence dans la gouvernance des ressources naturelles, la faible implication du Parlement et de la société civile dans le processus décisionnel d'octroi des contrats et ou de l'évaluation.

« Nous considérons », à l'image des journalistes, activistes, blogueurs etc, « qu'il y a un éventail très vaste d'acteurs qui peuvent permettre qu'il y ait un débat public au niveau de notre pays», dit d'emblée Awa Mari Colle Seck. La présidente du Comité national de l'Initiative pour la transparence dans les industries extractives indique dans la foulée que ce débat public est important puis, soutient-elle, nous allons vers une revalidation qui va débuter à partir du 1er juillet 2021.

Pour le professeur Seck, le nouveau modèle de validation qui été présenté à l'occasion de cet atelier, prend en compte l'engagement de toutes les parties prenantes. En conséquent dit-elle, on veut que l'Etat, le secteur privé et la société civile s'engagent dans les débats.

Aussi, note-elle, la transparence également va être, dans le cadre la revalidation, un élément sur lequel l'accent sera mis, notamment en ce qui concerne les contrats que ce soient miniers, pétroliers ou gaziers. Depuis la première validation, confie la présidente du Cn-Itie, le Sénégal a fait des progrès dans ce domaine notamment avec l'arrivée de certaines lois (le contenu local) mais également des réformes relatives aux Codes minier, gazier et pétrolier.

Concernant la revalidation du Sénégal, Pr Seck dit être optimiste par rapport à la note qui sera donnée au pays car, explique-t-elle, au niveau de l'Itie, nous avons veillé à ce que, malgré la pandémie liée à la Covid-19, il y ait du travail et nous puissions faire avancer les dossiers.

Par ailleurs, le Cn-Itie dit avoir commandité une étude pour mesurer les changements concrets engendrés par la mise en œuvre de l'Itie, de 2013, date d'adhésion du Sénégal, à 2019. A l'en croire, l'étude note « des progrès importants dans la gouvernance du secteur extractif au Sénégal enregistrés entre 2013 et 2019 ».

En ce sens, le Comité souligne l'amélioration de la gouvernance juridique et institutionnelle reconnue par 87% des parties prenantes interrogées dans ce domaine. L'étude montre également la croissance de la transparence dans la gouvernance des ressources naturelles. Elle a, d'après l'étude, été jugée globalement positive par plus de 85% des parties prenantes enquêtées.

Également, entre autres, la perception des parties prenantes sur le travail du Cn-Itie jugée globalement positive à plus de 91% pour l'efficacité des activités du Cn-Itie en tant que tel, à 60,8%pour la fréquence de la communication, et à 79,79% pour ce qui concerne les méthodes de communication utilisées.

L'étude de l'Itie révèle tout de même, la faible implication du Parlement et de la société civile dans le processus décisionnel d'octroi des contrats et ou de l'évaluation, le défaut d pouvoir d'auto-saisine sur les cas de corruption, de fraude, ou de non-respect des exigences Itie par les parties prenantes.

Selon le Cn-Itie, il est noté la non-implication des communautés impactées dans les processus de prise de décision, et de signature de conventions entre l'Etat et les entreprises, le faible impact des revenus tirés de l'exploitation extractive sur le tissu socio-économique et enfin incapacité des communautés à négocier avec les entreprises.

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