Sénégal: Diourbel / Faible taux de scolarisation dans le préscolaire - Le pipadhs, une option pour la diversification de l'offre de formation

Un atelier de partage sur le projet investir dans les Premières Années pour le développement humain au Sénégal (PIPADHS) portant sur le volet Dara le modèle CDP et le mécanisme de financement des Daras s'est déroulé hier, vendredi au centre régional de formation des personnels de l'éducation CRFPE de Diourbel. L'objectif est de relever le taux de scolarisation au niveau du préscolaire de 7% jugé alarmant au niveau de Diourbel comparé à la moyenne nationale.

Le taux de scolarisation national au niveau du préscolaire qui se situe à 17,8 % est jugé faible. Mais cela cache des disparités dans le pays. Cheikh Diop inspecteur de l'enseignement élémentaire en service à l'inspection de dara soutient que «le taux de scolarisation au niveau du préscolaire cache des distorsions entre la région de Kaffrine avec un taux de 5 % contre 40 ,6 % pour la région de Ziguinchor».

La région de Diourbel n'échappe pas à la règle avec un taux de 7% alors que la moyenne nationale est à 18%. «C'est pourquoi dira-t-il le combat intéresse au premier plan les régions qui sont en dessous du taux de préscolarisation». Cela s'explique par une inadaptation entre l'offre et les préoccupations des populations.

Pour les convaincre, il faut une offre de formation qui répond à leurs besoins d'où la mise sur en œuvre du Projet investir dans les Premières années pour le développement humain au Sénégal (PIPADHS) portant sur le volet dara le modèle CDP et le mécanisme de financement des dara. C'est la communauté qui doit porter le combat de la scolarisation dans le préscolaire. C'est ce qui explique la tenue d'un atelier de partage sur le projet investir dans les Premières années pour le développement humain au Sénégal (PIPADHS) portant sur le volet dara le modèle CDP et le mécanisme de financement des daras. Seydou Sy, l'inspecteur d'académie de Diourbel a estimé que la non-formalisation des jeunes dans les daara dans les statistiques fait baisser le taux brut de scolarisation. Les enfants sont dans les daras. C'est à nous de réajuster par rapport à cela. Les populations ont choisi les daras et l'Etat a choisi de retrouver ces jeunes enfants dans les daras. Et vous verrez dans les prochaines statistiques un taux brut de scolarisation très importante parce qu'on n'a pas formalisé ces jeunes qui sont dans les daras et qui constituent une franche importante de notre population.

Et il poursuit, «l'option de l'Etat est d'être en phase avec ce que le khalife Général des Mourides est en train de faire. J'ai l'habitude de dire aux enseignants arabes que vous avez un défi, un challenge d'être en conformité avec la vision du khalife général des Mourides et qu'il est impensable que nous ne soyons pas le vivier du complexe Khadimou Rassoul».

Dans ce programme, il y aura 76 dara qui seront choisis. L'inspecteur d'académie a exhorté les Borom Dara, les leaders d'opinion à faire de ce programme, une réussite. «S'il y a une réussite à l'heure de l'évaluation, nous allons avoir une affluence de tous les bailleurs autour de cette question», a -t-il conclu.

Pour rappel, cette rencontre s'inscrit dans le cadre de développer une communication autour de ce projet afin de permettre les acteurs à la base, aux bénéficiaires de s'approprier des orientations du projet, d'être conscients des résultats qui soient attendus afin de relever ce défi qui est de gagner le pari d'une accélération de la préscolarisation. Selon lui, l'avenir de ce monde se jouera sur la petite enfance.

Plus de: Sud Quotidien

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