Congo-Kinshasa: Valse à la hausse du prix des œufs à cause de la spéculation

Alors qu'en République démocratique du Congo (RDC), on est toujours dans l'attente de l'investiture du premier gouvernement de l'Union sacrée, des entrepreneurs peu scrupuleux en profitent pour faire de la spéculation. Le dernier cas en date concerne les œufs à Kinshasa. Leur prix a presque doublé.

Dans l'un des petits marchés du centre-ville, le carton de 370 œufs s'achète à 75 dollars au grossiste. Il y a quelques semaines, il était à 40 ou 45 dollars.

Evelyne est venue faire ses courses. Depuis deux mois, il est hors de question pour elle d'acheter des œufs :« L'omelette à la maison... Pour moi, c'est difficile. Comme le coût a augmenté, je suis obligée de faire d'autres calculs. Oui, je change de menu ».

Deryck Tshibangu est le président de l'Association de défense des consommateurs. Pour lui, cette hausse du prix des œufs, c'est de la spéculation.

« Nous avons deux grands producteurs d'œufs. Il y a Daipn N'Sele et Mino Congo. Le premier a pratiquement fermé puisqu'il ne produit pas. Mino Congo est donc resté seul sur le marché. Nous avons l'impression qu'il y a rétention du produit pour le vendre au plus cher. Donc il n'y a que de la spéculation »

Mino Congo, c'est une société sous sanctions des États-Unis pour blanchiment d'argent du terrorisme, depuis fin 2017. Le président Tshisekedi avait demandé lui-même l'application de ces sanctions en RDC. Quant à la spéculation, le ministère de l'Économie dit avoir reçu le même type d'information.

Mino Congo justifierait cette hausse de prix par une amélioration de ses équipements mais cette entreprise n'en a pas officiellement informé le ministère, comme elle est pourtant tenue de le faire.

Une source au sein de la Fédération des entreprises du Congo (FEC) évoque un virus qui aurait réduit une partie de la production, tout en affirmant que, du côté du patronat congolais, on peinait à avoir une vue d'ensemble de la filière.

Plus de: RFI

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