Congo-Kinshasa: A l'Assemblée, l'Union sacrée connaît ses premières turbulences

Une centaine de députés issus pour la plupart de la famille politique de Joseph Kabila critiquent le nouveau gouvernement qu'ils jugent non représentatif. Ils auraient souhaité être mieux récompensés après avoir participé à la destitution de l'ancien bureau de l'Assemblée nationale et à la déchéance du précédent Premier ministre. Ils appellent leur mouvement Collectif des révolutionnaires de l'Union sacrée et espèrent réparation le plus tôt possible.

La semaine dernière, ils avaient multiplié des rencontres. Une commission spéciale a même été mise sur pied. Elle a rédigé un mémorandum adressé au chef de l'Etat.

Jeudi, ils ont été reçus par Christophe Mboso Nkodia, nouveau président de l'Assemblée nationale, lui-même ancien du FCC, pour lui signifier qu'ils n'étaient pas du tout content et qu'ils attendaient réparation.

Certains d'entre eux espèrent notamment obtenir la gestion d'entreprises publiques ou d'autres types de récompenses, à définir.

Du côté du directoire de l'UDPS, on tente de calmer les esprits. Une réunion est prévue avant l'investiture du nouveau gouvernement pour tenter de désamorcer la bombe. On compte sur la task force dirigée par Jean-Marc Kabund.

Cette structure, jusque-là informelle, a été mise en place dans le but de gérer les frustrations et de canaliser les ambitions de différentes forces membres de l'Union sacrée. C'est cette task force qui est également appelée à travailler sur la charte de la nouvelle plateforme majoritaire au parlement.

Cependant, du côté du collectif des révolutionnaires, certains se montrent très méfiants et espèrent que Félix Tshisekedi va prendre à bras le corps leurs revendications.

A La Une: Congo-Kinshasa

Plus de: RFI

à lire

AllAfrica publie environ 900 articles par jour provenant de plus de 130 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.