Cameroun: Les idées, non les injures

L'espace communicationnel, les réseaux sociaux en particulier, sont marqués depuis quelques jours par des échanges quelque peu rudes entre des acteurs de la scène camerounaise.

D'un côté, une avocate des droits de l'Homme, et de l'autre, un ancien candidat à l'élection présidentielle de 2018, président de parti politique. Rien de plus normal dans un système comme celui du Cameroun qui prône le débat d'idées. Le président Paul Biya ne disait-il pas en la matière, « Débattons, ne combattons pas ». Toutefois, là où le bât blesse, c'est que dans de nombreux cas le débat se déroule « en dessous de la ceinture ».

Ce d'autant plus que, comme cela est souvent observé, les partisans des différents protagonistes prennent un malin plaisir à se joindre au « débat ». Et bonjour les dérives, les insultes et autres propos malveillants qui ne font pas évoluer le débat d'idées dans notre pays. Le débat sur l'espace public devrait revêtir tout son sens lorsqu'il porte sur des sujets qui peuvent faire avancer la marche du pays. Mais lorsque cela vire à des attaques de personnes et à des invectives, il perd tout son sens. Favorisant ainsi des attaques ethniques et tribales comme on ne peut que le déplorer depuis que celui-ci a pris ses racines sur les réseaux sociaux.

Ces attaques malveillantes, d'où qu'elles viennent sont contre-productives, pas seulement pour leurs auteurs, qui ne semblent sans doute pas sans apercevoir que pour la démocratie camerounaise qui continue de se construire. Il est donc temps que les uns et les autres révisent leur discours en l'orientation dans le sens de propositions concrètes et non d'attaques personnelles. Il n'y a malheureusement pas que les réseaux sociaux qui livrent ce spectacle pitoyable. Les médias classiques ne font pas mieux tous les weekends dans les espaces dédiés aux échanges entre protagonistes venus d'horizons divers. Il est peut-être temps d'y mettre un terme pour le bien de tous.

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