Sénégal: Sédhiou / A la croisée des chemins entre l'écologie et l'économie pour vaincre la pauvreté - Les femmes maraichères de diallocounda tiennent l'équilibre !

Le village de Diallocounda se situe à moins de dix (10) kilomètres de la frontière avec la Gambie, dans le Nord de la région de Sédhiou. ici, les Fédérations de Groupements de femmes s'activent dans le maraichage, avec l'accompagnement de leurs partenaires. Elles allient préservation de l'environnement à une pratique économique favorable à l'écologie. Raison pour laquelle elles ont reconverti, cette année, leurs bénéfices en projet notamment la construction d'un poste forestier dans leur localité et livré aux ayant droits. L'an dernier, près d'un milliard de francs CFa est généré sur les recettes provenant de l'exploitation rationnelle des trois forêts aménagées de la région de Sédhiou, selon l'inspection régionale des Eaux et Forêts (iREF) de Sédhiou.

Sous la conduite de l'Association des volontaires pour la protection de l'environnement (AVPE), les Groupements de femmes de Diallocounda, dans l'extrême nord de la région de Sédhiou, frontalier à la Gambie, développent du maraîchage pour combattre l'oisiveté et la pauvreté. Cette activité de résilience est rendue possible grâce au soutien du projet micro financement du Fonds mondial pour l'environnement (FEM). Coumba Sall, une habitante de Touba Fall et porte-parole du jour, déclare en tirer profit sur toute la chaine de production. Leur promoteur Imam El Hadji Mamadou Diallo ne s'en porte que mieux. «Nous souhaitons que les partenaires renforcent leur accompagnement pour permettre à ceux qui sont désœuvrés de trouver une occupation. Qu'ils fassent du maraîchage et tirer profit de l'hivernage et pouvoir récolter au moins deux fois l'année. La volonté du chef de l'Etat, c'est que chacun trouve un bien-être chez lui». Avec le Fonds d'appui à l'environnement et au développement durable, ces groupements de femmes veillent à la protection de l'environnement, de concert avec les services forestiers.

L'Inspecteur régional des Eaux et Forêts de Sédhiou, le Commandant Ismaïla Niang, décline le double intérêt de la préservation de l'écologie et de l'économie. «Le secteur forestier est important aussi bien sur le plan écologique qu'économique. Je vous donne juste un exemple assez expressif des forêts aménagées. Aujourd'hui, nous en avons cinq (5) dans la région de Sédhiou dont les trois sont mises en œuvre. Rien que pour la campagne écoulée, le chiffre d'affaire de ces trois forêts avoisine le milliard de nos francs», révèle le Commandant Ismaïla Niang.

UNE DEMARCHE PARITAIRE SENEGALO-GAMBIENNE EN MARCHE !

Il ajoute que d'autres mécanismes sont en cours pour accroître les opportunités. «Il y a une mission de la Direction qui était venue pour faire des prospections sur trois forêts à aménager le long de la frontière, compte non tenu de la nouvelle forêt classée de Badimbour».

Enfin, l'Inspecteur régional des Eaux et Forêts de Sédhiou souligne, pour encourager les populations à la protection et à l'aménagement des forêts, que «ce poste forestier permet d'être plus proche des populations et pour mieux dynamiser l'animation économique. Cela leur permet de s'approprier les forêts, de les aménager, les entretenir et générer des revenus durables.» Cette initiative est souvent conjointement développée avec les voisins de la Gambie notamment dans le domaine de la foresterie, comme l'a témoigné Chief Aladji Demba Sagna de Kiyan central Lower river division. Diallocounda se positionne donc au rang des villages émergents résolument engagés à s'affranchir de la pauvreté, grâce à leur promoteur et concitoyen, Imam El Hadji Mamadou Diallo.

Plus de: Sud Quotidien

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