Afrique: Processus d'élimination du paludisme au Sénégal - L'utilisation de la technologie «lamp» à grande échelle

An infant surrounded by a protective mosquito net in Ghana. (keyword: malaria)

21 techniciens supérieurs en biologie sélectionnés à Dakar et dans l'intérieur du pays ont reçu une formation sur l'utilisation de la nouvelle technologie « Lamp ». Une formation d'une semaine bouclée samedi dernier et qui entre dans le cadre de la lutte contre l'élimination du paludisme au Sénégal.

Financé par la Banque islamique de développement (Bid) et porté par le Programme national de lutte contre le paludisme (Pnlp) en collaboration avec le Professeur Daouda Ndiaye, le projet « lamp » a été réalisé à Dakar. Ainsi durant une semaine, 21 techniciens supérieurs de laboratoire ont été formés sur l'utilisation de la nouvelle technologie «Lamp» qui est une technique de biologie moléculaire.

Selon le coordonnateur de la lutte contre le paludisme au Sénégal, le docteur Doudou Sène, cette formation entre dans le cadre de la lutte contre le paludisme dans le pays. «La session de formation des experts de laboratoire sur cette nouvelle technologie dénommée « Lamp » permet de renforcer un peu les outils pour le diagnostic du paludisme » a-t-il renseigné. Et de poursuivre : « ce projet nous a permis d'acquérir ces appareils dénommés « Lamp » qui sont une découverte du professeur Daouda Ndiaye. Cette formation des formateurs, sous l'accompagnement de Human une entreprise technologique allemande, a vu la participation en une semaine de 21 techniciens qui sont venus de Dakar, mais aussi de l'intérieur du pays notamment de Saint-Louis, Thiès, Louga et de Matam. Ces derniers vont former ceux qui sont au niveau décentralisé dans les postes et les centres de santé ».

Pour Pr Daouda Ndiaye, c'est une technologie moléculaire sur laquelle son équipe et lui ont beaucoup travaillé ces dernières années pour aider les pays endémiques de paludisme à pouvoir surmonter les cas d'insertion sous microscopique qui ne pourront pas être détectés par la microscopie conventionnelle, mais également les Tdr dans les zones de pré-élimination notamment les régions du nord où les parasétémies sont très faibles. « Nous accompagnons ce projet pour la mise en œuvre de ces machines. Le Pnlp a fini de prouver aujourd'hui que le Sénégal est l'un des meilleurs pays en Afrique en matière de gestion de la pandémie du paludisme » a-t-il laissé entendre. Et de poursuivre : « C'est une phase extrêmement importante pour l'élimination du paludisme d'ici 2030. Ces machines viendront aider les techniques actuelles pour régler les cas d'infection. Je reste persuadé que le Sénégal pourra être cette sorte de repère aujourd'hui du monde notamment les pays endémiques d'Afrique pour avoir mis en place cette nouvelle technologie ».

Pour Christian Ngandeu, responsable zone Afrique francophone de la société Human, c'était des sessions pratiques sur la mise en œuvre sur l'opération de la technologie, en commençant par les manipulations, les précautions à prendre, jusqu'aux plus petits détails. « Tout a été balayé sur la connaissance des différents kits qui nous aideront sur la détection des parasétémies. Et nous serons là pour observer si le travail est bien fait, si le transfert de technologie se passe à 100 %, comme cela a été fait durant cette semaine. Nous voulons tous éradiquer le paludisme au Sénégal et dans notre continent. Nous serons là pour nous rassurer de cette évolution », a-t-il avancé.

Et de renseigner par la même occasion que les premières installations de ces appareils commenceront mardi prochain dans la zone de la région de Thiès suivie d'une formation sur le terrain. « La deuxième installation nous permettra d'avoir un bon ressentiment de l'efficacité des nouveaux formateurs sur la technologie » a-t-il attesté. Pour rappel, le Sénégal à par tir de 2016 a soumis un projet à la Banque islamique de développement qui a accepté de financer ledit projet à hauteur de 32 millions d'euros avec une contribution de l'État à hauteur de 11 %, mais un don de Nlf à hauteur de 30 %, selon le coordonnateur du Pnlp.

LUTTE CONTRE LE PALUDISME AU SENEGAL 50 districts sur les 79 ont une incidence inférieure à 1/ 1000

Pour le docteur Doudou Sène, coordonnateur du programme paludisme, le Sénégal a eu une avancée significative dans la lutte contre le paludisme. « De l'an 2 000 à nos jours, le nombre de cas de paludisme a foncièrement baissé de plus de 50 % sur l'ensemble du territoire national » a-t-il avancé. Pour ce qui est de la mortalité liée au paludisme, le docteur Doudou Sène a renseigné : « des efforts considérables ont été faits permettant de constater une forte baisse des décès ».

Ce qui lui fera dire : « face à ces résultats obtenus dans la lutte, nous osons espérer au Sénégal que l'objectif d'élimination du paludisme est possible, parce qu'ayant 50 districts sur les 79 qui une incidence qui est inférieure à 1 pour 1 000. Quand on a un chiffre inférieur à 1 pour 1 000, on dit que nous sommes en processus de préélimination ». Il s'exprimait lors de la cérémonie de clôture samedi dernier de 21techniciens supérieurs de laboratoire formés à la nouvelle technologie de détection « lamp» qui entre dans le cadre du processus d'élimination du paludisme au Sénégal.

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