Congo-Brazzaville: Lutte contre la fièvre jaune - Démarrage le 26 avril de la campagne de vaccination

Citée parmi les pays qui présentent un grand risque d'épidémie, notamment la fièvre jaune, la RDC organise le 26 avril une campagne de vaccination préventive contre cette maladie à travers quelques provinces du pays dans le but de renforcer l'immunité collective de la population afin d'atteindre l'élimination des épidémies d'ici 2026. Cette campagne bénéficie de l'appui des partenaires dont l'OMS, l'Unicef, l'Usaid, Bill et Melinda Gates, Cdc , Rotary, Path et Gavi.

Au cours d'une interview qu'il a accordée récemment en son bureau au Programme élargi de vaccination (PEV) aux professionnels des médias, membres du Réseau des journalistes amis des enfants (RJAE), le directeur national adjoint dudit programme , le Dr Aimé Cikomola, a fait savoir que cette campagne qui normalement doit être organisée sur toute l'étendue du territoire national cible dans un premier temps quelques provinces qui sont réparties en bloc.

Le premier bloc comprend cinq provinces, à savoir le Haut-Uélé, le Bas-Uélé, l'Equateur, la Mongala et la Tshuapa. Le deuxième bloc est constitué de trois provinces dont le Nord-Ubangi, le Sud-Ubangi et la Tshopo Pour ces provinces, la vaccination sera lancée le 26 avril à Kisangani, chef lieu de la province de la Tshopo.

Quant à la province de l'Equateur, bien qu'elle figure dans le premier bloc, elle ne lancera pas cette campagne le même jour que les autres provinces. « L'Equateur ne va pas lancer la vaccination au même moment que les autres provinces, parce que cette province fait face encore à l'épidémie d'Ebola qui ne lui a pas permis de se préparer suffisamment pour lancer la campagne au même moment que les autres provinces qui font partie du même bloc. La province de l'Equateur décale la campagne d'un mois pour lui permettre de se mettre à jour », a expliqué le Dr Aimé Cikomola.

Parlant de la population attendue lors de cette campagne de vaccination, le directeur national adjoint du PEV laisse entendre que pour le premier bloc, excepté la province de l'Equateur, la cible est de seize millions de personnes attendues prenant en compte la tranche d'âge variant de six mois à 60 ans.

La vaccination contre la fièvre jaune sera organisée en site fixe. En d'autres termes, a poursuivi le Dr Aimé Cikomola, on ne passera pas de porte à porte comme on le fait pour la polio. « Ce sont les populations qui vont se déplacer vers les sites les plus proches. Il y a des centres de santé et d'autres sites qui ont été créés en dehors des centres de santé, cela dans l'objectif d'approcher la population de la vaccination ».

A en croire le Dr Aimé Cikomola, le pays tout entier devrait être vacciné contre la fièvre jaune mais on y va progressivement. « Le grand critère, c'est le critère de risque. En réalité, toutes les provinces ne présentent pas le même risque. Nous commençons par les provinces qui ont un grand risque pour finir aux provinces qui ont un faible risque. L'idéal serait d'organiser au même moment cette campagne mais nous avons des problèmes logistiques vu l'étendue du pays. Avec tous les défis logistiques que le pays présente, il est tellement compliqué d'organiser dans toutes les provinces au même moment vu que la cible est très grande », a-t-il-dit.

Il est à noter qu'il n'existe aucun traitement curatif contre la fièvre jaune. Le seul moyen de se prémunir contre cette maladie demeure la prévention. Celle ci passe par la vaccination. Selon l'OMS, le vaccin antiamaril est sûr, d'un prix abordable et il confère en une semaine une protection immunitaire efficace à 95% des sujets vaccinés. Une seule dose confère une protection pour au moins trente à cent cinq ans, et probablement à vie.

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