Afrique: Allocution liminaire du Directeur général de l'OMS à la Réunion ministérielle extraordinaire - Un vaccin pour toutes et tous

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Monsieur Munir Akram, Président de l'ECOSOC,

Monsieur Volkan Bozkır, Président de l'Assemblée générale,

Docteure Ngozi Okonjo-Iweala, Directrice générale de l'Organisation mondiale du commerce,

Excellences, chers collègues et amis,

C'est un honneur de pouvoir m'exprimer devant vous aujourd'hui à la fois au nom du Secrétaire général António Guterres et au nom de l'OMS.

Cette réunion tombe à point nommé. Nous avons certes les outils pour mettre fin à cette pandémie, mais nous sommes également confrontés à une résurgence mondiale.

Le nombre de cas et de décès dans le monde augmente de façon alarmante.

Ainsi, le nombre de nouveaux cas par semaine a presque doublé au cours des deux derniers mois, ce qui correspond pratiquement au taux d'infection le plus élevé que nous ayons connu jusqu'à présent durant cette pandémie.

Il y a plusieurs raisons à cela : des variants qui se propagent rapidement ; un recours incohérent aux mesures de santé publique et leur assouplissement prématuré ; la lassitude compréhensible des populations à l'égard des restrictions sociales et une formidable inégalité en matière de couverture vaccinale.

L'équité vaccinale est le défi de notre époque et nous ne parvenons pas à nous hisser à sa hauteur.

Plus de 832 millions de doses de vaccin ont été administrées dans le monde, mais plus de 82 % d'entre elles sont allées à des pays à revenu élevé ou à revenu intermédiaire de la tranche supérieure, tandis que les pays à faible revenu n'en ont reçu que 0,2 %.

En moyenne, dans les pays à revenu élevé, plus d'une personne sur quatre a reçu un vaccin. Dans les pays à faible revenu, on est plus proches d'une sur 500. Permettez-moi de le répéter : une personne sur quatre contre une sur 500.

La distribution inéquitable des vaccins ne constitue pas seulement un scandale sur le plan moral, c'est également un non-sens économique et épidémiologique.

Plus le virus se transmet, plus il y a de variants qui apparaissent. Et plus il y a de variants, plus ils sont susceptibles d'échapper aux vaccins.

Du reste, la reprise mondiale prendra d'autant plus de temps que le virus circulera quelque part.

Nous ne pouvons pas répéter les erreurs du passé. Lorsque le VIH est apparu il y a 40 ans, des antirétroviraux vitaux ont été mis au point, mais il s'est écoulé plus d'une décennie avant que les pauvres du monde n'aient accès à un traitement contre le virus.

Quand la pandémie de grippe H1N1 a éclaté il y a 12 ans, des vaccins ont été mis au point et homologués, mais au moment où les personnes démunies à travers le monde ont pu en bénéficier, la pandémie avait pris fin.

C'est pour cette raison que l'OMS et ses partenaires ont créé le Dispositif pour accélérer l'accès aux outils de lutte contre la COVID-19 (Accélérateur ACT) et son volet vaccins, le Mécanisme COVAX, afin d'éviter que le même scénario ne se répète. Nous ne devrions pas faire la même erreur.

Et nous avons démontré que le Mécanisme COVAX fonctionne. Jusqu'à présent, nous avons distribué des vaccins à 110 pays et économies.

Toutefois, nous sommes bien loin du compte. Nous avions prévu de distribuer à ce jour plus de 100 millions de doses, mais nous n'avons pu en distribuer que 40 millions jusqu'à présent.

Certains pays qui s'attendaient à recevoir des vaccins par l'intermédiaire du Mécanisme COVAX n'ont rien obtenu ; aucun n'en a reçu suffisamment et maintenant, certains pays ne reçoivent pas dans les temps les deuxièmes lots qui leur ont été alloués, ce qui met en péril leurs plans pour fournir les deuxièmes doses vitales.

Le problème n'est pas de faire sortir les vaccins du Mécanisme COVAX, mais de les y faire entrer.

Il faut plus de fonds, mais l'argent n'est d'aucune utilité s'il n'y a pas de vaccins à acheter.

Nous savons que certains pays et entreprises prévoient de faire directement des dons de vaccins sur une base bilatérale, en contournant le Mécanisme COVAX pour des raisons politiques ou commerciales qui leur sont propres.

Ces accords bilatéraux sont motivés par l'insuffisance de l'offre, ce qui ne fait que creuser l'inégalité vaccinale.

L'heure est au partenariat, pas au clientélisme.

L'OMS, Gavi, la CEPI et nos autres partenaires du Mécanisme COVAX travaillent sans relâche pour trouver des moyens d'accélérer la production et l'approvisionnement.

L'OMS et ses partenaires ont ainsi mis en place un groupe spécial du Mécanisme COVAX sur la fabrication, afin d'accroître l'offre à court terme et d'établir une plateforme durable de fabrication de vaccins pour assurer la sécurité sanitaire régionale.

Cette semaine, j'ai également participé à des discussions organisées par l'Union africaine et mon amie Ngozi à l'Organisation mondiale du commerce sur les solutions qui permettraient d'accroître rapidement la production.

On ne pourra que s'enthousiasmer pour un nouveau partenariat pour la fabrication africaine de vaccins que l'Union africaine va mettre sur pied dans le but d'établir au moins cinq centres de production de vaccins en Afrique, éventuellement en débutant par trois installations de production de vaccins à ARNm en Afrique du Sud, au Rwanda et au Sénégal. Les dirigeants de ces trois pays ont déjà commencé à prendre des mesures concrètes. Cette avancée est très encourageante.

Nous travaillons également au renforcement des capacités réglementaires régionales par l'intermédiaire de l'Agence africaine du médicament. De même, le Brésil a lui aussi une importante capacité en matière de vaccins et nous essayons de l'aider à produire localement.

Excellences, collègues et amis,

Nous sommes confrontés à des enjeux majeurs. Cependant, il existe des solutions. Les solutions nous appartiennent. En voici trois.

Premièrement, nous appelons les pays qui ont suffisamment de vaccins pour couvrir à maintes reprises l'ensemble de leur population à faire des dons immédiats au Mécanisme COVAX - pas dans plusieurs mois, mais maintenant. Merci de faire un don maintenant.

Deuxièmement, nous devons étudier toutes les possibilités d'accroître la production, y compris les licences volontaires, les fonds de technologies, l'application des flexibilités prévues par l'Accord sur les ADPIC et la renonciation à certaines dispositions relatives à la propriété intellectuelle.

Il y a près d'un an, sur une proposition du Président du Costa Rica et avec l'appui de 40 autres pays, l'OMS a lancé le Groupement d'accès aux technologies contre la COVID-19, ou C-TAP, pour en faire un mécanisme de mise en commun de licences volontaires, transparentes et non exclusives.

À l'instar du Mécanisme COVAX, le C-TAP a un potentiel énorme, mais tout comme le Mécanisme COVAX, ce potentiel n'a pas été pleinement exploité.

L'OMS a également lancé un appel à manifestations d'intérêts en vue d'établir des centres de transfert de technologie destinés à aider les pays à acquérir au plus vite les technologies et le savoir-faire en matière de vaccin.

Enfin, troisièmement, nous appelons les pays à investir dans la fabrication locale de vaccins.

De nombreux fabricants dans les pays à revenu intermédiaire ont d'ores et déjà produit des vaccins qui ont été préqualifiés par l'OMS, ce qui montre qu'ils ont la capacité de répondre aux normes internationales de qualité, d'innocuité et d'efficacité.

L'OMS continuera d'apporter une assistance technique à ces entreprises pour renforcer leurs capacités et ajouter des centres de production supplémentaires en Afrique, en Asie et en Amérique latine.

Nous encourageons tous les pays à soutenir le projet de résolution sur le renforcement de la production locale de médicaments et d'autres technologies sanitaires qui sera examiné à l'Assemblée mondiale de la Santé le mois prochain.

De plus, même si la discussion d'aujourd'hui porte sur les vaccins, nous ne devons pas oublier que les vaccins ne permettront pas à eux seuls de mettre fin à cette pandémie.

De nombreux pays à travers le monde ont apporté la preuve que ce virus peut être arrêté grâce à des mesures de santé publique éprouvées et à des systèmes solides qui apportent une riposte globale, rapide et cohérente - des mesures fondamentales de santé publique.

Nous exhortons tous les pays à mettre en œuvre un ensemble de mesures adaptées, mesurées, souples et fondées sur des données probantes, y compris la surveillance, les tests, la recherche de contacts, l'appui à la quarantaine et une prise en charge compassionnelle.

De plus, nous devons continuer d'encourager les gens à prendre leurs précautions à titre individuel afin d'assurer leur sécurité et celle des autres : distanciation physique, masques, hygiène des mains et ventilation. La riposte, dans sa globalité, devrait être l'affaire de tous.

Au risque de vous donner l'impression d'entendre un disque rayé, je répète que ces mesures fonctionnent.

Excellences, chers amis,

Je dirais qu'en 75 ans d'histoire, les Nations Unies n'ont jamais eu un rôle aussi important.

Nous ne pourrons pas vaincre ce virus pays par pays. Nous ne pourrons pas vaincre ce virus région par région. Nous ne pourrons y parvenir que par un effort mondial coordonné, fondé sur les principes de solidarité, d'équité et de partage.

Nul parmi nous ne sera en sécurité tant que nous ne serons pas tous en sécurité. Les solutions nous appartiennent.

Je vous remercie.

Monsieur Munir Akram, Président de l'ECOSOC,

Monsieur Volkan Bozkır, Président de l'Assemblée générale,

Docteure Ngozi Okonjo-Iweala, Directrice générale de l'Organisation mondiale du commerce,

Excellences, chers collègues et amis,

C'est un honneur de pouvoir m'exprimer devant vous aujourd'hui à la fois au nom du Secrétaire général António Guterres et au nom de l'OMS.

Cette réunion tombe à point nommé. Nous avons certes les outils pour mettre fin à cette pandémie, mais nous sommes également confrontés à une résurgence mondiale.

Le nombre de cas et de décès dans le monde augmente de façon alarmante.

Ainsi, le nombre de nouveaux cas par semaine a presque doublé au cours des deux derniers mois, ce qui correspond pratiquement au taux d'infection le plus élevé que nous ayons connu jusqu'à présent durant cette pandémie.

Il y a plusieurs raisons à cela : des variants qui se propagent rapidement ; un recours incohérent aux mesures de santé publique et leur assouplissement prématuré ; la lassitude compréhensible des populations à l'égard des restrictions sociales et une formidable inégalité en matière de couverture vaccinale.

L'équité vaccinale est le défi de notre époque et nous ne parvenons pas à nous hisser à sa hauteur.

Plus de 832 millions de doses de vaccin ont été administrées dans le monde, mais plus de 82 % d'entre elles sont allées à des pays à revenu élevé ou à revenu intermédiaire de la tranche supérieure, tandis que les pays à faible revenu n'en ont reçu que 0,2 %.

En moyenne, dans les pays à revenu élevé, plus d'une personne sur quatre a reçu un vaccin. Dans les pays à faible revenu, on est plus proches d'une sur 500. Permettez-moi de le répéter : une personne sur quatre contre une sur 500.

La distribution inéquitable des vaccins ne constitue pas seulement un scandale sur le plan moral, c'est également un non-sens économique et épidémiologique.

Plus le virus se transmet, plus il y a de variants qui apparaissent. Et plus il y a de variants, plus ils sont susceptibles d'échapper aux vaccins.

Du reste, la reprise mondiale prendra d'autant plus de temps que le virus circulera quelque part.

Nous ne pouvons pas répéter les erreurs du passé. Lorsque le VIH est apparu il y a 40 ans, des antirétroviraux vitaux ont été mis au point, mais il s'est écoulé plus d'une décennie avant que les pauvres du monde n'aient accès à un traitement contre le virus.

Quand la pandémie de grippe H1N1 a éclaté il y a 12 ans, des vaccins ont été mis au point et homologués, mais au moment où les personnes démunies à travers le monde ont pu en bénéficier, la pandémie avait pris fin.

C'est pour cette raison que l'OMS et ses partenaires ont créé le Dispositif pour accélérer l'accès aux outils de lutte contre la COVID-19 (Accélérateur ACT) et son volet vaccins, le Mécanisme COVAX, afin d'éviter que le même scénario ne se répète. Nous ne devrions pas faire la même erreur.

Et nous avons démontré que le Mécanisme COVAX fonctionne. Jusqu'à présent, nous avons distribué des vaccins à 110 pays et économies.

Toutefois, nous sommes bien loin du compte. Nous avions prévu de distribuer à ce jour plus de 100 millions de doses, mais nous n'avons pu en distribuer que 40 millions jusqu'à présent.

Certains pays qui s'attendaient à recevoir des vaccins par l'intermédiaire du Mécanisme COVAX n'ont rien obtenu ; aucun n'en a reçu suffisamment et maintenant, certains pays ne reçoivent pas dans les temps les deuxièmes lots qui leur ont été alloués, ce qui met en péril leurs plans pour fournir les deuxièmes doses vitales.

Le problème n'est pas de faire sortir les vaccins du Mécanisme COVAX, mais de les y faire entrer.

Il faut plus de fonds, mais l'argent n'est d'aucune utilité s'il n'y a pas de vaccins à acheter.

Nous savons que certains pays et entreprises prévoient de faire directement des dons de vaccins sur une base bilatérale, en contournant le Mécanisme COVAX pour des raisons politiques ou commerciales qui leur sont propres.

Ces accords bilatéraux sont motivés par l'insuffisance de l'offre, ce qui ne fait que creuser l'inégalité vaccinale.

L'heure est au partenariat, pas au clientélisme.

L'OMS, Gavi, la CEPI et nos autres partenaires du Mécanisme COVAX travaillent sans relâche pour trouver des moyens d'accélérer la production et l'approvisionnement.

L'OMS et ses partenaires ont ainsi mis en place un groupe spécial du Mécanisme COVAX sur la fabrication, afin d'accroître l'offre à court terme et d'établir une plateforme durable de fabrication de vaccins pour assurer la sécurité sanitaire régionale.

Cette semaine, j'ai également participé à des discussions organisées par l'Union africaine et mon amie Ngozi à l'Organisation mondiale du commerce sur les solutions qui permettraient d'accroître rapidement la production.

On ne pourra que s'enthousiasmer pour un nouveau partenariat pour la fabrication africaine de vaccins que l'Union africaine va mettre sur pied dans le but d'établir au moins cinq centres de production de vaccins en Afrique, éventuellement en débutant par trois installations de production de vaccins à ARNm en Afrique du Sud, au Rwanda et au Sénégal. Les dirigeants de ces trois pays ont déjà commencé à prendre des mesures concrètes. Cette avancée est très encourageante.

Nous travaillons également au renforcement des capacités réglementaires régionales par l'intermédiaire de l'Agence africaine du médicament. De même, le Brésil a lui aussi une importante capacité en matière de vaccins et nous essayons de l'aider à produire localement.

Excellences, collègues et amis,

Nous sommes confrontés à des enjeux majeurs. Cependant, il existe des solutions. Les solutions nous appartiennent. En voici trois.

Premièrement, nous appelons les pays qui ont suffisamment de vaccins pour couvrir à maintes reprises l'ensemble de leur population à faire des dons immédiats au Mécanisme COVAX - pas dans plusieurs mois, mais maintenant. Merci de faire un don maintenant.

Deuxièmement, nous devons étudier toutes les possibilités d'accroître la production, y compris les licences volontaires, les fonds de technologies, l'application des flexibilités prévues par l'Accord sur les ADPIC et la renonciation à certaines dispositions relatives à la propriété intellectuelle.

Il y a près d'un an, sur une proposition du Président du Costa Rica et avec l'appui de 40 autres pays, l'OMS a lancé le Groupement d'accès aux technologies contre la COVID-19, ou C-TAP, pour en faire un mécanisme de mise en commun de licences volontaires, transparentes et non exclusives.

À l'instar du Mécanisme COVAX, le C-TAP a un potentiel énorme, mais tout comme le Mécanisme COVAX, ce potentiel n'a pas été pleinement exploité.

L'OMS a également lancé un appel à manifestations d'intérêts en vue d'établir des centres de transfert de technologie destinés à aider les pays à acquérir au plus vite les technologies et le savoir-faire en matière de vaccin.

Enfin, troisièmement, nous appelons les pays à investir dans la fabrication locale de vaccins.

De nombreux fabricants dans les pays à revenu intermédiaire ont d'ores et déjà produit des vaccins qui ont été préqualifiés par l'OMS, ce qui montre qu'ils ont la capacité de répondre aux normes internationales de qualité, d'innocuité et d'efficacité.

L'OMS continuera d'apporter une assistance technique à ces entreprises pour renforcer leurs capacités et ajouter des centres de production supplémentaires en Afrique, en Asie et en Amérique latine.

Nous encourageons tous les pays à soutenir le projet de résolution sur le renforcement de la production locale de médicaments et d'autres technologies sanitaires qui sera examiné à l'Assemblée mondiale de la Santé le mois prochain.

De plus, même si la discussion d'aujourd'hui porte sur les vaccins, nous ne devons pas oublier que les vaccins ne permettront pas à eux seuls de mettre fin à cette pandémie.

De nombreux pays à travers le monde ont apporté la preuve que ce virus peut être arrêté grâce à des mesures de santé publique éprouvées et à des systèmes solides qui apportent une riposte globale, rapide et cohérente - des mesures fondamentales de santé publique.

Nous exhortons tous les pays à mettre en œuvre un ensemble de mesures adaptées, mesurées, souples et fondées sur des données probantes, y compris la surveillance, les tests, la recherche de contacts, l'appui à la quarantaine et une prise en charge compassionnelle.

De plus, nous devons continuer d'encourager les gens à prendre leurs précautions à titre individuel afin d'assurer leur sécurité et celle des autres : distanciation physique, masques, hygiène des mains et ventilation. La riposte, dans sa globalité, devrait être l'affaire de tous.

Au risque de vous donner l'impression d'entendre un disque rayé, je répète que ces mesures fonctionnent.

Excellences, chers amis,

Je dirais qu'en 75 ans d'histoire, les Nations Unies n'ont jamais eu un rôle aussi important.

Nous ne pourrons pas vaincre ce virus pays par pays. Nous ne pourrons pas vaincre ce virus région par région. Nous ne pourrons y parvenir que par un effort mondial coordonné, fondé sur les principes de solidarité, d'équité et de partage.

Nul parmi nous ne sera en sécurité tant que nous ne serons pas tous en sécurité. Les solutions nous appartiennent.

Je vous remercie.

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