Cameroun: Paludisme - Plus de 4000 décès en 2020

Lancées vendredi, 16 avril dernier à Yaoundé, les activités de la Journée mondiale de lutte contre cette maladie invitent à ne pas négliger cet autre tueur.

Il n'y a pas que le Covid-19 qui sévit en ce moment. D'autres pathologies telles que le paludisme continuent de causer des ravages. Au quotidien, cette maladie tue et envoie beaucoup dans les formations sanitaires. Selon le Rapport mondial 2020 de l'OMS, le paludisme est l'endémie la plus répandue au Cameroun. 6,2 millions de cas ont été estimés en 2019 avec 11 233 décès. D'après les Enquêtes démographiques et de santé (EDS) 2011 et 2018, la prévalence parasitaire du paludisme est passée de 30% en 2011, à 24% en 2018. Dans les formations sanitaires du pays, 2,6 millions de cas de paludisme confirmés ont été rapportés (32% d'enfants de 0-5 ans) en 2020 et 4 121 décès (64% d'enfants de 0-5 ans) ont été enregistrés. Sans oublier que la maladie est la cause de plusieurs jours d'absence dans les lieux de service, en milieu scolaire et a une incidence sur les dépenses des ménages.

C'est dans ce contexte que les activités de la 14e Journée mondiale de lutte contre le paludisme ont été lancées vendredi dernier à Yaoundé. Jusqu'au 25 avril prochain, jour de la célébration, elles vont tourner autour du thème : « Zéro palu - Tirer un trait sur le paludisme ». D'après le Dr Joël Ateba, secrétaire permanent adjoint du Programme national de lutte contre le paludisme, cette thématique caractérise un mouvement dédié à l'action et aux changements pour l'élimination du paludisme dans les pays à fardeau élevé. Il rappelle également l'engagement de la communauté internationale à travers la Stratégie technique mondiale de lutte contre le paludisme 2016-2030 pour un monde sans paludisme. Il est question, d'ici 2023, de réduire d'au moins 60% la mortalité et la morbidité liées au paludisme par rapport à la situation de 2015. Pour ce faire, l'OMS invite les Etats à continuer à fournir des interventions essentielles de prévention et de prise en charge du paludisme. Tout en renforçant les structures et systèmes de santé de base.

Et pour le Dr Joël Ateba, la réduction des cas de paludisme passe par l'implication de tous les Camerounais. Les populations doivent donc jouer leur partition à travers l'utilisation des moustiquaires et d'autres moyens de prévention. Malgré la pandémie du Covid-19, des directives ont été formulées pour la poursuite sans relâche des activités engagées depuis des années dans le cadre de la lutte contre le paludisme.

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