Afrique: Allocution liminaire du Directeur général de l'OMS à l'occasion de la cérémonie de signature du mémorandum d'accord entre l'Organisation internationale de la francophonie (OIF) et l'OMS

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Madame Louise Mushikiwabo, ma chère sœur,

Monsieur George Nakseu Nguefang,

Madame Leslie Norton,

Monsieur l'Ambassadeur Leopold Samba,

Excellences, chers collègues et amis,

Bonjour à tous et bienvenue, ma sœur.

Soyez la bienvenue, ma sœur et permettez-moi de vous remercier chaleureusement pour ce que vous faites en tant que dirigeante et partenaire. Merci beaucoup, vraiment.

Je suis ravi de voir enfin ce jour arriver. Comme vous le savez, nous avions espéré signer ce mémorandum en février, mais les circonstances nous en ont empêchés.

Je ne me réjouis pas seulement que vous soyez ici, en personne, pour signer ce mémorandum d'accord, mais aussi pour ce que cela représente : aujourd'hui, nous faisons entrer le partenariat entre l'OMS et l'Organisation internationale de la francophonie dans une nouvelle dimension. Il s'agit d'un moment tout à fait historique.

Et il est plus important que jamais.

La pandémie de COVID‑19 a démontré que la confiance, l'esprit de partenariat et la solidarité sont essentiels si nous voulons faire face aux menaces communes pour la santé publique.

Des organisations multilatérales fortes comme les nôtres sont plus importantes que jamais pour rassembler les communautés et les nations.

Le rôle de chef de file politique des pays francophones est crucial, d'abord pour arrêter la pandémie mais également pour se rapprocher d'une couverture sanitaire universelle et des autres objectifs de développement durable.

Ce mémorandum d'accord n'est pas un simple bout de papier.

Il nous engage à collaborer de manière étroite dans les trois domaines essentiels que sont la couverture sanitaire universelle, la lutte contre le paludisme et la coopération avec l'Académie de l'OMS.

Je commencerai par l'Académie de l'OMS qui, selon moi, changera la donne en ce qui concerne la santé mondiale.

L'Académie, dont le siège sera à Lyon, vise à former des millions d'agents de santé dans le monde grâce à une plateforme d'apprentissage numérique ultramoderne.

Nous sommes impatients de mettre à profit les connaissances et les compétences des pays francophones en matière d'éducation, de formation et de technologie pour assurer le succès de l'Académie.

Dans la lutte contre le paludisme, l'OMS se tient prête à soutenir les pays francophones afin d'appuyer l'engagement de l'OIF à agir sans attendre pour que notre vision commune d'un monde débarrassé du paludisme devienne réalité.

En outre, la pandémie n'a fait que souligner les raisons pour lesquelles il est si important d'instaurer une couverture sanitaire universelle.

Construire des systèmes de santé résilients offrant un accès équitable aux services est crucial pour prévenir de futures pandémies et permettre aux individus, aux familles, aux communautés et aux pays de se développer dans de bonnes conditions.

Nous voulons continuer de bénéficier du soutien de la Francophonie pour construire des systèmes de santé solides, reposant sur le socle formé par les soins de santé primaires et sur nos agents de santé, qui sont notre ressource la plus essentielle.

Je me félicite également que le mémorandum fasse explicitement référence à l'accès aux services de santé reproductive par la sensibilisation des filles et des femmes.

C'est d'autant plus important que nous célébrons cette année le 25e anniversaire de la Déclaration et du Programme d'action de Beijing (Beijing+25).

J'aimerais également saisir cette occasion pour appeler les ambassadeurs francophones à apporter leur soutien politique à l'équité en matière de vaccins.

Je constate avec satisfaction que bon nombre de vos pays, en particulier en Afrique, reçoivent désormais des vaccins grâce au mécanisme COVAX, mais je sais que ce n'est pas assez.

L'OMS et ses partenaires étudient toutes les pistes en vue d'augmenter rapidement la production et la distribution équitables de vaccins ; nous vous demandons de soutenir COVAX, qui est le mécanisme le plus indiqué pour atteindre cet objectif.

Je renouvelle mes remerciements à l'Ambassadeur de l'OIF à Genève, à l'Ambassadeur du Canada et au Groupe des ambassadeurs francophones de Genève, qui a décerné son prix 2020 à l'OMS et à l'Association suisse des infirmiers et des infirmières.

Louise, ma chère sœur, je vous remercie une fois encore du fond du cœur pour votre rôle en tant que dirigeante et partenaire.

Nous devons à présent transformer la signature de ce mémorandum, c'est-à-dire notre engagement sur le papier, en une réalité qui changera le quotidien des populations pour lesquelles nous œuvrons.

Permettez-moi donc de citer le poète et dramaturge français Alfred de Musset : « Il vaut mieux faire que dire. »

Merci beaucoup.

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