Congo-Brazzaville: Assemblée nationale - Nécessité d'un système rotatif pour la participation aux plénières

Le bureau de l'Assemblée nationale entend instaurer un système de rotation dans le but de permettre à tous les députés de participer aux plénières. L'idée a pris corps lors de la dernière session extraordinaire consacrée à la prorogation de l'état d'urgence sanitaire.

Depuis la survenue de la pandémie de Covid-19 en mars 2020 au Congo, les plénières se tiennent en mode restreint, conformément aux mesures barrières édictées par les autorités. Cette situation ne permet pas au bureau de la chambre basse du Parlement de distinguer les absents aux excusés. « Il y a des excusés, mais les excuses ne doivent pas devenir une règle. Je pense que c'est une question importante qu'il faudrait peut-être de manière globale examiner au niveau de l'Assemblée nationale. Nous avons même réfléchi au niveau de la commission pour dire qu'il y a déjà un an que nous avons adopté le principe de la plénière réduite. Nous pensons qu'avec la formule de rotation les autres députés vont également participer à l'action du Parlement », a lancé le président de la commission des lois et des affaires administratives, Fernand Sabaye.

Pour le président du groupe parlementaire de la majorité présidentielle, Jean Jaurès Ondelé, la question des absentéismes devrait être traitée de manière générale. Outre la Covid-19, il y a, a-t-il rappelé, des députés qui ne participent pas aux plénières depuis le début de la quatorzième législature, mais touchent les émoluments consistants. « Il est question de faire respecter notre propre règlement intérieur. En effet, il y a une disposition qui dit que : quiconque s'absente sans notification et justification le plus longtemps possible, il lui est désormais versé seulement le 1/3 de ses émoluments. Donc, il appartient à nous tous en commençant par le bureau de travailler à faire respecter notre propre règlement intérieur », a-t-il indiqué.

Prenant acte de ces observations, le président de l'Assemblée nationale, Isidore Mvouba, a pris l'engagement de sévir. « Ce n'est pas la première fois qu'on en parle, désormais nous allons de façon vigoureuse appliquer le règlement intérieur. Les absences nous les constatons à chaque fois que nous sommes en plénière et nous devons à ce sujet prendre des décisions », a-t-il laissé entendre.

Notons que le débat sur l'absence de certains députés aux travaux de leur chambre ne date pas d'aujourd'hui. Déjà le 1er février 2020, le président de cette institution soulignait à l'ouverture de la huitième session ordinaire administrative la nécessité d'appliquer la réglementation en vigueur pour sanctionner les députés qui se distinguent par des absences répétées. « Je voudrais une fois de plus attirer l'attention des députés que bon nombre d'entre nous se distinguent par des absences répétées aux sessions, ainsi qu'aux réunions des commissions permanentes. Je prends à témoin le plénum des députés qu'il s'agit d'un dernier avertissement avant que des sanctions réglementaires ne soient prises à leur encontre », avertissait Isidore Mvouba.

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