Sénégal: Comorbidités et ramadan - Le professeur Leye livre les bonnes recettes

Les personnes vivant avec une ou des maladies chroniques font de la prévention afin de bien observer l'un des piliers fondamentaux de la religion musulmane: le jeûne. Toutefois, le professeur Abdoulaye Leye, endocrinologue par ailleurs, diabétologue livre les bonnes recettes à utiliser.

Selon les professionnels de la santé, il n'est pas interdit aux personnes vivant avec des comorbidités d'observer le jeûne en cette période de ramadan. Toutefois, il leur est conseillé d'être très attentifs aux signes qui peuvent alerter d'une faiblesse. Pour le professeur Abdoulaye Leye, endocrinologue-diabétologue, avec le jeune, ces personnes en souffrent beaucoup. Il conseille: «il faut faire le point avec les médecins-traitants avant et pendant le ramadan afin de voir si la personne doit poursuivre où arrêter le jeune». Pour le titulaire des universités, il est toujours important de contrôler sa glycémie pour les personnes diabétiques en milieu de journée et après la rupture du jeûne. «Si on note des signes de faiblesse, même mineurs, des troubles de la vue, des vertiges ou une baisse de la glycémie, il est prudent de rompre le jeûne», a-t-il avancé.

Pour les personnes qui souffrent de problèmes gastriques, le professionnel de la santé a laissé entendre : «quelqu'un qui était suivi, traité, ulcère guérie, généralement tout se passe bien pour lui. Et s'il y a des douleurs qui persistent même en dehors du ramadan, il faut retourner faire sa consultation», a-t-il conseillé. Et de poursuivre : «il ne faut pas trop persister, si jamais le conseil est donné de ne pas jeûner, il ne faut pas insister afin d'éviter les complications. Il faut vraiment faire le point au plan médical, car ce n'est pas une décision légère non plus».

Toutefois, le professeur Leye a attesté que pour le médecin, il a besoin de se baser sur des arguments solides, d'autant plus que le patient a besoin aussi d'avoir un conseil avisé. Ce qui lui fera dire : «le Ramadan est un acte obligatoire religieux et que les gens y tiennent. Tout de même, quand on déconseille ou qu'il y a des contre-indications, si on persiste, on va se retrouver dans des problèmes qui ne sont pas du tout souhaitables ni au plan temporel, ni au plan spirituel».

Au niveau des structures de santé, on note une hausse des consultations. Les différents conseils des médecins traitants sont mis en pratique par les malades surtout ceux qui souffrent d'une comorbidité. Selon un des prestataires de santé du poste de santé des HLM, il y a beaucoup de personnes âgées qui viennent le matin pour un contrôle de leur taux de glycémie.

Nafissatou Ndiaye Sall, la cinquantaine, fait partie de cette catégorie. Souffrant de diabète, elle est venue pour un contrôle. «Je viens chaque semaine au poste de santé pour un contrôle de routine. J'ai l'appareil qui me permet de savoir si mon taux de glycémie est stable et je le fais tous les soirs après le dîner ou avant. Mais pour avoir le cœur net, je préfère avoir l'avis d'un professionnel» a-t-elle soutenu.

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