Cameroun: Afro Yaca Drum - Le succès, de fil en aiguille

Cinq ans déjà que la marque camerounaise de couture, prend progressivement de l'ampleur.

Entre bijoux, accessoires et vêtements en tissu pagne, la signature de Afro Yaca Drum défenseur du « Made in 237 », ne saurait vous laisser à 37. Le pagne a la gagne ; bracelets, colliers, cape, sac, robe, jupe, tunique... confectionnés ici sont « pagnifik ». Pour preuve, les noms dont les silhouettes sont le plus souvent rehaussées par les coutures de la marque ne sont pas des moindres : Lydol, Sandrine Nnanga, Manuela Ebe, Lady Black... Des femmes fortes de par leurs idées. Tout comme la créatrice d'ailleurs.

C'est en 2016, que tout a commencé pour Carine Yatou. Au départ, le but n'avait rien à voir avec un besoin de s'inscrire dans l'univers de la mode camerounaise. La jeune diplômée de licence en Sociologie et licence en langues et cultures camerounaises, voulait juste révéler sa créativité et vendre ses œuvres. A l'époque, son usine et sa boutique étaient son domicile, ce n'était pas toujours facile. Au départ, la marque proposait des produits de gommage au café et des soins de cheveux naturels. Puis vint le moment où influencée par des créatrices comme la camerounaise Mouna Kenza basée en France, Carine Yatou s'est dit pourquoi pas moi ? C'est donc ainsi que de fil en aiguille, la mayonnaise a pris.

Aujourd'hui, Afro Yaca Drum c'est un chiffre d'affaire mensuel frayant sept chiffres au moins, même si la crise sanitaire n'aide pas toujours. Dans ses effectifs, ce sont neuf salariés directs parmi lesquels une gérante, un community manager et un directeur artistique qui sont à pied d'œuvre pour le rayonnement de la griffe. Une griffe qui aujourd'hui rayonne à travers plusieurs pays étrangers à l'instar de la France, des Etats-Unis et de l'Allemagne. Pour le moment.

Qu'ils soient en cours de matérialisation ou non, des projets, il y en a à profusion chez Afro Yaca Drum. En plus d'un site web, qui saura présenter au mieux le savoir-faire de la marque, la promotrice depuis près de deux ans, a mis sur pied un concept Box permettant aux clients de se faire livrer des vêtements sélectionnés dans une boîte. Le but est de les essayer et de garder ceux qui leur plaise. Une façon de ramener la boutique vers le client. Par ailleurs en juin, on parle d'une nouvelle option pour les clients de Afro Yaca Drum : la location. Il sera bientôt possible, à défaut de les acheter, de louer des vêtements puis de les rendre dans un intervalle de temps convenu. Des initiatives qui illustrent l'essence même de cette enseigne de mode à la camerounaise : la capacité à se réinventer en tout temps.

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