Afrique: Silence de l'Allemagne face à la situation au Tchad

La chercheuse allemande, Helga Dickow, craint des violences après la mort d'Idriss Déby. Elle s'interroge aussi du silence de l'Allemagne sur le Tchad.

Le Tchad est dans l'incertitude après la mort mardi (20.04.201) d'Idriss Déby Itno, au pouvoir depuis 30 ans.

Une junte militaire a pris le pouvoir, dirigée par l'un de ses fils, Mahamat Idriss Déby, jeune général quatre étoiles de 37 ans sans expérience politique.

Les principaux partis d'opposition ont dénoncé mercredi "un coup d'Etat institutionnel". Une trentaine de "partis politiques de l'opposition démocratique appellent à l'instauration d'une transition dirigée par les civils à travers un dialogue inclusif".

L'opposition "appelle la population tchadienne à ne pas obéir aux décisions illégales, illégitimes et irrégulières prises par le CMT, notamment la charte de la transition, le couvre-feu, la fermeture des frontières".

Ces partis ont par ailleurs "mis en garde" la France, ancienne puissance coloniale, qui a soutenu l'ex-chef de l'Etat depuis son accession au pouvoir en 1990 à la tête d'une rébellion, "de ne pas s'immiscer dans les affaires intérieures du Tchad".

Ils appellent enfin la communauté internationale "à accompagner le peuple tchadien dans la restauration de l'état de droit et de la démocratie".

La menace rebelle sur N'Djamena

Pour l'instant, les rebelles tchadiens du Front pour l'alternance et la concorde au Tchad (FACT), ont suspendu leur progression, le temps que soient organisées les obsèques d'Idriss Déby Itno, prévues ce vendredi.

Mais que va-t-il se passer après, étant donné que ni les rebelles ni les partis d'opposition ni la société civile, n'acceptent la transition militaire mise en place sous la direction d'un fils du président défunt ?

La chercheuse allemande Helga Dickow craint des violences. Elle revient aussi sur le silence relatif de l'Allemagne. Pour écouter son interview, cliquez sur l'image ci-dessus.

L'histoire du Tchad indépendant est ponctuée d'épisodes de rébellions armées venues du Nord, de la Libye ou du Soudan voisin. Idriss Déby était lui-même arrivé au pouvoir à la tête de forces rebelles ayant foncé sur N'Djamena.

Durant le week-end, il avait rejoint son fils Mahamat pour diriger les combats dans le Nord contre la coalition rebelle du FACT. Et cela lui a été fatal.

Plus de: DW

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