Sénégal: Conseil présidentiel pour l'insertion et l'emploi des jeunes - Macky Sall veut un programme d'urgence pragmatique et opérationnel à l'échelle nationale

Macky Sall a indiqué qu'il tient à ce que le Programme d'urgence pour l'emploi et l'insertion socioéconomique des jeunes qui sera issu dudit Conseil présidentiel sur l'emploi tenu ce matin à Diamniadio soit pragmatique et orienté vers l'action mais opérationnel de façon diligente à l'échelle nationale. Il souligne également que la lutte contre le chômage des jeunes est une bataille de longue haleine qui ne se gagne pas en un seul jour mais « quelles que soient les difficultés, les circonstances, l'Etat n'abandonnera jamais » la jeunesse.

« Toutes les énergies positives ici réunies montrent à quel point la problématique majeure de l'emploi et de l'insertion socioprofessionnelle des jeunes constituent une priorité élevée pour tous. Qu'ils soient acteurs étatiques et non étatiques », dit d'emblée le président de la République.

Alors qu'il présidait ce matin, au Cicad, le Conseil présidentiel pour l'insertion et l'emploi des jeunes, Macky Sall rappelle que dans ses messages à la Nation du 8 mars et 3 avril derniers, il a annoncé une réorientation des allocations budgétaires à hauteur de 450 milliards de francs Cfa, au moins sur trois ans, en réponse aux besoins des jeunes en termes de formation, d'emplois, de financements de projets et de soutiens à l'entreprenariat au secteur informel.

A l'en croire, ces ressources serviront à financer le Programme d'urgence pour l'emploi et l'insertion socioéconomique des jeunes qu'il appelle « xeyu ndaw gni » (l'emploi des jeunes en Wolof) qui sera issu dudit Conseil présidentiel. Le président Sall dit tenir dans la foulée à ce que ce programme soit pragmatique, orienté vers l'action mais opérationnel de façon diligente à l'échelle nationale. Pour lui, il devra aussi répondre aux exigences d'inclusion, d'équité territoriale et de justice sociale.

« J'ai tenu à ce que le processus préparatif du Conseil soit inclusif, en partant des réalités de nos terroirs et associant la jeunesse dans toutes ses composantes (jeunesse ouvrière, artisanale, paysanne, artistique, jeunesse des Daaras, du secteur informel, des cultures urbaines et de loisir), insiste-t-il.

Avant de préciser que l'exercice qui « nous réunit ne consiste pas à créer du tout nouveau à partir du néant ». Ce rendez-vous avec la jeunesse de notre pays, dit-il, s'inscrit opportunément dans la mise en œuvre du décret 2021-172 du 27 janvier 2021 portant création et fixant les règles de fonctionnement du Conseil national pour l'inclusion et l'insertion des jeunes du Sénégal.

Il s'agit, selon lui, de faire un diagnostic honnête de la situation de l'emploi, de l'employabilité et l'entreprenariat des jeunes pour en dresser un tableau d'ensemble. « Nous voulons mesurer nos actions, identifier nos contraintes et corriger surtout nos insuffisances pour améliorer nos performances », confie le chef de l'Etat. Qui ajoute que « nous ne partons pas de zéro parce que les préoccupations des jeunes pour l'emploi et la création d'activités génératrices de revenus ont toujours été au cœur des priorités que j'ai assignées aux structures et mécanismes de soutien à l'encadrement et aux financements des jeunes et des femmes notamment ».

En ce sens, il renseigne que l'un des objectifs de ce Conseil est de voir comment améliorer la cohérence d'ensemble de toutes les structures mises en place en faveur de la formation et de l'emploi des jeunes pour une meilleure mutualisation de leurs moyens. Au de-là des instruments d'appui à l'emploi et à l'entreprenariat des jeunes, rappelle-t-il, l'Etat a également beaucoup investi sur la réalisation d'infrastructures majeures, indispensables au développement.

Il s'agit énumère le numéro un sénégalais, des routes, des autoroutes, des ponts, des centrales électriques, des zones industrielles dont celle de Diamniadio et de Sandiara, la reconstruction en cours de 5 aéroports régionaux, des projets ferroviaires avec le Ter « qui devra démarrer dans les mois prochains » ainsi que le projet Brt et la reprise de la ligne du chemin de fer Dakar-Tambacounda. Tout cela, soutient le président de la République, constitue de grands projets de l'Etat pour lesquels beaucoup d'emplois et de formations ont été consacrés. D'après lui, tous ces investissements massifs dans des projets pourvoyeurs d'emplois, transforment positivement les conditions de vie de nos populations au quotidien.

« Ils redonnent vie à nos campagnes et à nos cités », soutient-il. Avant de relever qu'ils apportent le progrès, soutiennent la croissance, créent de l'emploi et des activités génératrices de revenus. Il souligne également que ces efforts combinés à l'investissement privé ont permis de maintenir, toutes ces années, le taux de croissance économique du Sénégal à plus de 6% et de créer en mois 150 mille emplois par an.

Par ailleurs, Macky Sall avoue qu' « il reste que ces efforts, si appréciables soient-ils, connaissent des limites. Car, il reconnait d'abord que c'est parce que l'Etat ne peut pas recruter tous les candidats à l'emploi dans la fonction publique mais aussi, que la lutte contre le chômage des jeunes est une bataille de longue haleine et ne se gagne pas en un seul jour. Masi, déclare-t-il enfin, « quelles que soient les difficultés, les circonstances, l'Etat ne vous abandonnera jamais ».

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