Afrique: Environnement - Des dirigeants du monde se réunissent pour un sommet sur le climat

Sur initiative du président américain, Joe Biden, plusieurs chefs d'Etat participent, du 22 au 23 avril à un sommet virtuel pour galvaniser les efforts des principales économies, afin de lutter contre la crise climatique.

Après un discours inaugural de Joe Biden, une multitude d'acteurs prendront part aux discussions. Ainsi, une quarantaine de dirigeants mondiaux sont attendus à la tribune virtuelle, dont le Chinois Xi Jinping, le Russe Vladimir Poutine, Emmanuel Macron, mais aussi le pape François.

Le sommet a pour objectif de faire pression sur les principaux pollueurs mondiaux afin qu'ils relèvent leurs ambitions dans la lutte contre le réchauffement climatique. Il sera question aussi, de pousser les cent quatre-vingt-seize pays signataires de l'Accord de Paris à prendre des engagements forts pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre.

Pour les États-Unis, l'organisation de ce sommet a une portée symbolique, l'ère Trump marquée par un retrait de l'engagement du pays pour les questions environnementales. Joe Biden, qui avait fait de l'écologie l'une de ses promesses de campagne, est attendu au tournant sur ses propres engagements. Dès le premier jour de son mandat, le président américain, Joe Biden, a rejoint l'accord de Paris sur le climat dont son prédécesseur avait claqué la porte, il y a quatre ans.

L'entente de la Chine et des États-Unis est cruciale pour la réussite des efforts internationaux, et les deux puissances rivales semblent décidées à mettre provisoirement leurs divergences de côté pour collaborer plus activement sur le climat. Les deux pays se sont engagées samedi à coopérer sur le changement climatique, à l'issue d'une visite à Shanghai de l'émissaire américain John Kerry, qui y a jugé suicidaire toute absence de collaboration.

« 2021 doit être l'année de l'action contre le changement climatique dont les répercussions sont déjà trop coûteuses pour les populations de la planète », a exhorté l'ONU.

« Nous sommes au bord du précipice », a mis en garde le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, lors de la présentation de son rapport annuel, en compagnie de Petteri Taalas, le patron de l'Organisation météorologique mondiale. Les pays « doivent agir maintenant pour protéger les populations contre les effets désastreux du changement climatique », a-t-il ajouté.

Le rapport rappelle que l'année 2020 a été l'une des trois plus chaudes enrégistrées et que les concentrations de gaz à effet de serre ont augmenté malgré le ralentissement économique lié à la pandémie.

Pour l'ONU, 2021 est donc une année « cruciale » pour tenter de freiner les effets « désastreux » du changement climatique. Les Nations unies comptent sur une série de sommets clés pour offrir aux dirigeants de la planète l'occasion d'agir. « L'occasion pour les pays qui ne l'ont pas encore fait d'annoncer de nouveaux objectifs climatiques ambitieux », a souligné Antonio Guterres.

Les niveaux d'ambition actuels en matière de climat sont bien en deçà de ce qui serait nécessaire, estime Antonio Guterres. « Les pays doivent s'engager à atteindre des émissions nettes nulles d'ici 2050 », a-t-il déclaré, ajoutant : « Nous devons faire plus, et plus vite, dès maintenant ».

Rappelons que l'Accord de Paris de 2015 sur le changement climatique prévoit de plafonner le réchauffement de la planète en dessous de deux degrés par rapport au niveau préindustriel, tandis que les pays poursuivront leurs efforts pour limiter l'augmentation à 1,5 °C. Mais l'Organisation météorologique mondiale estime qu'il y a au moins une probabilité sur cinq que la température moyenne mondiale dépasse déjà temporairement la barre de 1,5°C d'ici à 2024.

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