Sénégal: Réponse aux besoins d'emplois des jeunes - Le programme « XËYU NDAW ÑI » bientôt opérationnel

22 Avril 2021

Des allocations budgétaires à hauteur de 450 milliards seront dégagées au moins sur trois ans. Ces ressources serviront à financer le Programme d'urgence pour l'emploi et l'insertion socio- économique des jeunes dénommé «XËYU NDAW ÑI» issu de ce Conseil Présidentiel de ce jeudi 22 avril.

Le Programme «XËYU NDAW ÑI» se veut pragmatique, orienté vers l'action et opérationnel de façon diligente à l'échelle nationale, a annoncé le Président de la République Macky Sall. Il devra apporter des réponses pratiques aux exigences d'inclusion, d'équité territoriale et de justice sociale. La jeunesse sera impliquée dans toutes ses composantes : ouvrière, artisanale, paysanne, entrepreneuriale, sportive, artistique ; jeunesse des Daaras, secteur informel, cultures urbaines et des loisirs. Il s'agit pour les autorités de décliner «un diagnostic honnête de la situation de convenir de nouvelles dynamiques pour faire plus et mieux».

«Les préoccupations des jeunes pour l'emploi et la création d'activités génératrices de revenus ont toujours été au cœur des priorités que j'ai assignées aux structures et mécanismes de soutien à l'encadrement et au financement des jeunes et des femmes, notamment», a rappelé le chef de l'Etat.

Le Fonds de Financement de la Formation Professionnelle et Technique (le 3FPT), avec plus de 20 milliards de fcfa par an pour soutenir la formation aux métiers, l'Agence nationale pour l'Emploi des Jeunes : ANPEJ, la Délégation générale à l'Entreprenariat rapide des Femmes et des Jeunes : DER/FJ, le Fonds national de la Microfinance, le Programme Formation École-Entreprise, les Centres de Formation professionnelle et technique, en raison d'un Centre au moins dans chaque Département, et dont 15 vont démarrer cette année, le Programme sénégalais pour l'Entreprenariat des Jeunes, le Programme des Domaines Agricoles Communautaires : PRODAC, l'Agence nationale d'Insertion et de Développement agricole : ANIDA , la Convention Etat-Employeurs, dont le champ d'action sera élargi à la filière de l'agriculture et de l'agro business, afin de soutenir nos efforts d'autosuffisance alimentaire et de transformation des produits locaux, sont entre autres des programmes concrétisés par le gouvernement depuis 2012.

Au-delà des instruments d'appui à l'emploi et à l'entreprenariat des jeunes, l'Etat a également beaucoup investi sur la réalisation d'infrastructures lourdes, indispensables au développement du pays : routes, autoroutes, ponts ; centrales électriques ; zones industrielles, dont celles de Diamniadio et de Sandiara ; reconstruction en cours de cinq aéroports régionaux ; projets ferroviaires avec le TER en phase de finalisation et bientôt la réhabilitation complète de la ligne Dakar- Tambacounda ; Bus Transit Rapide pour relier Dakar et la banlieue, actuellement en chantier, rappelle le chef de l'Etat.

Il y a aussi le port de Bargny-Sendou et le projet de Port du futur à Ndayane, sur 1200 hectares. C'est un investissement de plus de 840 millions de dollars, pour la première phase. Avec le PUDC, le PUMA et le PROMOVILLES, plusieurs zones ont été désenclavées. L'eau, l'électricité et des équipements pour alléger les travaux des femmes ont été apportés.Ces efforts, combinés à l'investissement privé, ont permis de maintenir toutes ces années le taux de croissance économique du Sénégal à plus de 6% et de créer en moyenne 150 000 emplois par an.

La Covid-19 a sévèrement impacté le système productif

En outre, l'Etat a formé des milliers de jeunes grâce au 3FPT, mis à niveau plus de 500 entreprises, encadré et financé à travers la DER/FJ, plus de 105 000 jeunes et femmes porteurs de projets dans l'artisanat, la pêche, l'agriculture, l'élevage, la transformation de produits locaux et le numérique, entre autres.

«Nous avons été brutalement rattrapés par la crise engendrée par la pandémie COVID-19. Tout le système productif est sévèrement impacté, y compris le secteur informel qui mobilise 75% de la population active. C'est le monde entier qui est en crise», a dit le Président Macky Sall. Toutes les économies sont freinées depuis un an, y compris celles des pays les plus développés. Pour la première fois depuis 25 ans, l'Afrique est en récession, à l'exception de quelques rares pays comme le Sénégal, dont le taux de croissance, qui était projeté à 6,8% pour 2020, a cependant drastiquement chuté à 1,5%, rappelle t-il

D'autre part le Président rappelle qu'il faut des formations qualifiantes qui correspondent aux besoins du marché. «C'est pourquoi nous avons opté pour le renforcement des filières scientifiques et l'orientation de 30% des élèves issus du cycle fondamental vers l'enseignement professionnel, à travers les CFPT et la formation duale école-entreprise», a-t-il dit.

Plus de: Le Soleil

à lire

AllAfrica publie environ 900 articles par jour provenant de plus de 130 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.