Sahara Occidental: Brahim Ghali fait face à une grogne de ses victimes

Brahim Ghali

Depuis que le président Sahraoui, Brahim Ghali a été admis dans un hôpital espagnol à Logrono, près de Saragosse, sous une fausse identité et avec des papiers falsifiés pour échapper à la justice espagnole, de nombreuses voix s'élèvent pour réclamer son arrestation.

Et pour cause, Brahim Ghali fait l'objet, en Espagne, de plusieurs plaintes pour crimes contre l'humanité, séquestrations et tortures.

Les avocats de l'association sahraouie de défense des droits de l'homme (ASADEDH) ont été les premiers à s'être manifestés en déposant, jeudi dernier, une plainte auprès de la justice espagnole pour l'activation du mandat d'arrêt européen émis à l'encontre de ce dernier, en rappelant que le chef du Polisario « a été convoqué pour témoigner par le juge du tribunal numéro 5 de l'Audience nationale en novembre 2016 » mais il ne s'y est pas présenté.

Une grogne des victimes qui a envahi les réseaux sociaux, des vidéos et voix s'élèvant également pour réclamer l'arrestation immédiate du leader du Polisario pour raisons diverses.

C'est le cas pour Ahmed Mohamed Kher, président de l'Association des parents des Sahraouis victimes de la répression dans les camps de Tindouf, qui affirme avoir été séquestré et torturé 14 ans durant dans la prison de Rachid et appel les associations de défense des droits de l'homme à manifester devant l'hôpital San Pedro à Logrono et faire pression sur le gouvernement espagnol afin qu'e Brahim Ghali n'échappe pas à la justice.

Tel est aussi le cas pour Saadani Maalainine, qui avait déposé une plainte en 2007 contre Brahim Ghali, président l'accusant de la persécuter, elle, sa famille et de nombreux Sahraouis marocains séquestrés à Tindouf.

Autre victime s'étant manifestée à visage découvert, Mohamed Chérif, un survivant de la prison de Rachid où il a passé 5 années d'emprisonnement au cours desquels il a été maltraité et torturé par Brahim Ghali. Il appelle au déclenchement de l'action publique et à une coopération accrue de la police espagnole pour procéder à l'interrogatoire de Brahim Ghali à l'hôpital, puis à son incarcération conformément au mandat d'arrêt émis à son encontre.

Il est à noter que l'hospitalisation en Espagne de Brahim Ghali a fait réagir également les victimes espagnoles des actes de terrorisme perpétrés par le Polisario.

Ainsi, à travers un communiqué, ces victimes dénoncent la décision des autorités espagnoles et réclament l'arrestation immédiate du chef des séparatistes.

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