Afrique: Situation toujours tendue en Somalie

Residents are pictured on the streets of Mandera town as smoke rises from explosions in the neighbouring Bula Hawa town of Somalia, amid fighting between Jubbaland and FGS forces, on March 2, 2020.

Après des affrontements entre l'armée et des combattants pro-opposition, certains quartiers de la capitale Mogadiscio ont été bloqués.

Restriction de mouvements, barrages sur certaines routes, notamment celles menant à des bastions de l'opposition, et des hommes armés qui circulent à bord de véhicules équipés de mitrailleuse : c'est le spectacle auquel les habitants de la capitale assistent ces derniers jours.

Osman Da'du fait partie des contestataires."Nous protestons contre le dictateur (le président Mohamed Abdullahi Mohamed, ndlr) dont le mandat a expiré et qui veut rester au pouvoir par la force. Unissons-nous pour nous libérer de sa tyrannie. Nous n'acceptons plus son règne " précise t-il.

Fragilisé par des décennies de guerre civile et l'insurrection de la milice islamiste shebab, la Somalie est actuellement confrontée à une grave crise politique avec la prolongation de deux ans du mandat du président Mohamed, dit Farmajo, qui a expiré en février. Faute d'avoir pu organiser comme prévu le scrutin cette année, l'élection est prévue en 2023.

Depuis, des affrontements parfois violents opposent les forces pro-gouvernementales et des combattants proches de différents leaders de l'opposition.

La crainte d'une guerre civile

La situation en Somalie fait craindre le pire, comme en témoigne Abdullahi Mahdi, un résident de Mogadiscio. "La plupart des gens n'approuvent pas la prolongation du mandat du gouvernement. Le président, dont le mandat a pris fin, pourrait mener le pays à la guerre, (... ) le pays pourrait sombrer de nouveau dans la guerre civile " explique t-il.

Lors d'une conférence de presse, le Premier ministre Mohamed Hussein Roble a appelé au calme.

La mission de l'Onu en Somalie s'est également dite "très préoccupée" par la situation. Le Conseil de sécurité de l'Onu a appelé les parties au dialogue tandis que l'Union africaine condamne l'extension du mandat de Farmajo.

Plus de: DW

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