Congo-Brazzaville: Parlement - Une proposition de loi d'orientation du secteur agricole en cours d'élaboration

L'initiative est du député de la deuxième circonscription électorale de Gambomba, dans le département des Plateaux, Antoine Bienaimé Obam-Ondon, qui a réuni le 29 avril à Brazzaville, juristes et acteurs agricoles en atelier pour recueillir leurs contributions.

Le projet de proposition de loi d'orientation du secteur agricole en République du Congo vise à combler le vide juridique constaté dans la mise en œuvre des différentes politiques de développement agricole. Selon l'initiateur, le Congo a élaboré plusieurs plans quinquennaux et septennaux qui ont permis tant bien que mal à l'agriculture de jouer un rôle majeur dans son développement.

« Il est connu de tous que l'agriculture est l'un des piliers de développement économique du Congo. En dépit des potentialités naturelles dont regorge le pays, la production agricole demeure déficitaire. Les politiques et stratégies mises en œuvre pour le développement économique du Congo n'ont pu garantir l'essor d'une agriculture moderne véritablement commerciale », a indiqué Antoine Bienaimé Obam-Ondon dans l'exposé des motifs.

Selon lui, l'agriculture congolaise est demeurée depuis des décennies, une agriculture de substance pratiquée par des petits producteurs et caractérisée par un faible niveau de développement des systèmes de production. « A ce stade, la contribution de l'agriculture congolaise au PIB est passée de 30% dans les années 60 à 10% à la fin de la décennie 90 et à 3,5% en 2016 », a-t-il expliqué.

Au regard des défis de la diversification de l'économie nationale, à travers le développement d'un secteur hors pétrole compétitif, et face aux enjeux de la reconquête de la souveraineté alimentaire, l'agriculture est appelée, a-t-il dit, à jouer un rôle de premier plan dans la politique nationale de développement économique.

Cette proposition de loi comprend, en effet, deux articles structurés en sept titrés. Il s'agit de la place et du rôle des acteurs ; de la souveraineté alimentaire et des risques ; des facteurs de producteur ; des productions et des marchés ; du mécanisme d'actualisation, du suivi et d'évaluation. Ce titre plonge, a-t-il exposé, sur les mécanismes de suivi, d'évaluation et d'actualisation des différents programmes par des nouvelles structures telles que le Conseil supérieur de l'agriculture.

« La présente proposition de loi s'inscrit dans le cadre d'un processus interactif associant l'ensemble des acteurs concernés et sera progressivement complétée par d'autres législations et réglementations », a estimé le député de Gamboma II.

Représentant de la coopérative Mouteki de Dolisie, l'entrepreneur agricole Chesnet Ghomas pense que cette initiative est, à la base, à encourager. « Le député Obam ne s'est pas limité à consulter ses proches collaborateurs pour venir pondre une proposition de loi. Il a veillé à ce que les avis des uns et des autres, notamment des acteurs eux-mêmes soient pris en compte. Concernant le fond, nous pensons aujourd'hui que le secteur agricole a besoin de toutes les énergies possibles, donc il était bien urgent qu'une telle initiative soit prise et surtout nous souhaitons qu'elle aboutisse », a-t-il signifié.

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