Cote d'Ivoire: Journée mondiale de la liberté de la presse - Jean-Claude Coulibaly appelle à la mobilisation de tous

« L'information comme bien public ». C'est le thème de l'édition 2021 de la journée mondiale de la liberté de la presse qui sera célébrée le 03 mai prochain à travers le monde.

En Côte d'Ivoire, en vue d'une mobilisation exceptionnelle des journalistes et l'ensemble des travailleurs des médias à prendre part à cette célébration, le président de l'Union nationale des journalistes de Côte d'Ivoire (UNJCI), Jean-Claude Coulibaly, accompagné d'une délégation forte délégation des Organisations professionnelles des médias (Opm), s'est rendu hier à Mayama Edition et Productions, société éditrice du journal le Patriote, en Zone 4 à Marcory.

«La communauté des journalistes en Côte d'Ivoire est à un moment crucial de son histoire. Nous avons besoin que notre corporation ait l'accompagnement subséquent de l'État. Il en va pour notre avenir et notre devenir», a expliqué, d'entrée, Jean-Claude Coulibaly qui a demandé à l'assistance d'observer une minute de silence en la mémoire de feu le Premier ministre Hamed Bakayoko, fondateur du Patriote.

Exposant les enjeux de la mobilisation de tous les journalistes et travailleurs des médias, à l'occasion de ce 3 mai, le premier responsable de la faitière des journalistes s'est voulu sans conteste : «Nous devons, par notre mobilisation, montrer que nous sommes une force. L'heure n'est pas à la résignation. Nous avons des problèmes, si nous ne faisons pas quelque chose, notre métier même risque de disparaitre».

Selon le chronogramme de la célébration, il y aura une procession. Celle-ci partira de l'entrée de la RTI (Radiodiffusion télévision ivoirienne), pour s'ébranler à travers quelques rues de Cocody, en passant par l'ISTC (Institut des sciences et techniques de la communication), le carrefour du Lycée Mermoz avant de rejoindre le boulevard Latrille. Le clou de la cérémonie, ce sera sur le stade de la Haute Fréquence dans la cour de la Télévision.

En ce lieu, le président Jean-Claude Coulibaly portera la voix des journalistes ivoiriens, estimés à plus de 1 000, selon les dernières statistiques de la Commission paritaire d'attribution de la carte d'identité de journalistes professionnels. Donnant un aperçu du contenu de son allocution, Jean-Claude Coulibaly a tablé sur la subvention de l'Etat au bénéfice de la presse.

Sortir la presse ivoirienne de son état grabataire « Ce n'est pas de la mendicité. Pour nous, si les partis politiques sont financés, sur fonds publics, il doit en être pour la presse qui joue un rôle d'utilité publique. C'est pour cela que nous demandons à l'Etat d'octroyer 0,01% du budget, ce qui fait 8 milliards de FCFA, par an, à notre secteur», a-t-il détaillé, tout en citant bien d'autres pays de la sous-région, moins nantis que la Côte d'Ivoire, qui octroient une subvention subséquente aux médias. Car, pour lui, la presse est l'un des meilleurs baromètres de la démocratie.

En témoigne le dernier classement de Reporters sans frontières (RSF) dans lequel la Côte d'Ivoire gagne deux places en occupant désormais la 66ème place mondiale. Après l'intervention du président de l'Unjci, l'Intersyndicale des médias aura voix au chapitre. Il en sera de même pour l'Ambassadeur des Etats-Unis en Côte d'Ivoire. Le ministre de la Communication, des Médias et la Francophonie, Amadou Coulibaly, portera la voix de l'Etat de Côte d'Ivoire.

Au nom du Patriote, Koré Emmanuel, rédacteur en chef, a rasséréné JeanClaude Coulibaly et sa délégation, quant à la participation massive des journalistes et travailleurs de Mayama à cette célébration. Dans les échanges, Jean-Claude Coulibaly a expliqué que le dossier de la subvention à la presse était en bonne voie depuis les primatures de feux Amadou Gon Coulibaly et Hamed Bakayoko. Ce dernier, luimême journaliste et fondateur du Patriote, avait pris à bras le corps la question, lorsqu'il a été rappelé à Dieu.

«Nous espérons que l'actuel Premier ministre, Patrick Achi, sera dans de meilleures dispositions pour que le président de la République, Alassane Ouattara, sorte la presse ivoirienne de son état grabataire», a-til ajouté. La célébration du 3 mai a été instituée par l'UNESCO (Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture), pour rappeler aux gouvernements, la nécessité de respecter leur engagement en faveur de la liberté de la presse.

Elle constitue également une journée de réflexion, pour les professionnels des médias, sur les questions relatives à la liberté de la presse et à l'éthique professionnelle. Tout aussi importante, la Journée mondiale de la liberté de la presse est une journée de soutien aux médias et leur développement. Elle a été proclamée par l'Assemblée générale des Nations unies en 1993, suivant la recommandation adoptée lors de la 26ème session de la Conférence générale de l'Unesco en 1991.

Par le thème de cette année, l'Unesco montre l'importance de défendre l'information comme un bien public. Et pour le faire, Jean-Claude Coulibaly appelle, tous les acteurs des médias, à l'action et pour cela, il n'a pas manqué de pasticher le célèbre écrivain français Victor Hugo : « Ceux qui vivent sont ceux qui luttent »

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