Sénégal: Saly-Portudal / Promotion de l'agriculture biologique - Entre savoirs endogènes, connaissances scientifiques et réseautage des acteurs

L'atelier sous régional de planification du pôle de connaissance en agriculture biologique en Afrique de l'ouest a démarré depuis hier, lundi, à Saly-Portudal. Cette rencontre s'est fixée comme objectif la promotion de l'agriculture biologique en Afrique et dans le monde. Le partage des connaissances techniques et métrologiques agricoles adaptées aux différents contextes africains et la participation à la création de réseaux entre les différents acteurs au sein des pôles et entre eux

Mariama Sow, la présidente du réseau Enda Tiers monde et secrétaire exécutive d'Enda Pronat a rappelé qu'en Afrique de l'ouest et au Sénégal, la dégradation de l'environnement du fait de l'usage des produits chimiques surtout dans l'agriculture, est intense. Ainsi, des organisations sont impliquées pour trouver une alternative à cette situation. Enda Pronat en relation avec la Fédération nationale de l'agriculture biologique et Agrecol et avec l'appui de la Giz, la coopération allemande a pris le phénomène en charge. Par conséquent, la démarche a voulu le regroupement de tous les acteurs gérant la question de l'agriculture biologique en mettant un focus important sur les connaissances endogènes, les savoirs traditionnels et en les valorisant et les enrichissant des connaissances scientifiques.

Le réseautage est attendu pour un partage des expériences et une application à l'échelle de l'Afrique francophone. Le type de démarche est d'ailleurs fortement utilisé en Afrique de l'est, selon la présidente d'Enda Tiers Monde qui a fait un clin d'œil aux exploitations familiales. Son souhait est de voir les exploitations au-delà de l'usage des expériences être dans des conditions de production et de commercialisation. Ceci nécessite à l'en croire le partage des objectifs communs de planification dans chaque pays d'abord et à une échelle sous régionale après. Interrogée sur la politique agricole, Mariama Sow a insisté sur le système agricole tributaire de la pluie au Sénégal. En situation de bonnes pluviométries, les bonnes spéculations suivent.

A l'en croire, cela doit être accompagné d'un système performant pour une agriculture durable pouvant nourrir les Sénégalais. Une telle aspiration ne peut se réaliser sans une formation appropriée accompagnée de mises à disposition du foncier et des financements. Ses recommandations pour une agriculture durable sont d'éviter la concurrence des producteurs par les multinationales.

En effet, le développement de l'agriculture durable participe, selon cette stratégie, au désengorgement des villes, si une fois, l'industrialisation est actée avec une implantation des usines en milieu rural. Selon Mariama Sow par ailleurs, la coopération allemande a permis de montrer comment on peut faire voir et vulgariser des savoirs endogènes mais aussi comment les jumeler aux connaissances scientifiques.

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