Burkina Faso: Manifestations des élèves contre les réformes - Le ministre Ouaro les invite à se concentrer sur les examens de fin d'année

En prélude à la tenue des assises nationales sur l'éducation, le ministre de l'Education nationale, de l'Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales, Stanislas Ouaro, a été reçu en audience par le président du Conseil économique et social (CES), Moïse Napon, et ses collaborateurs. La rencontre avait pour objectifs non seulement de donner aux conseillers de plus amples informations sur l'organisation de ces assises, mais aussi de les impliquer dans la réflexion qui sera menée à ce propos. Réagissant sur la manif des élèves la veille, le Pr Ouaro les a invités à se concentrer sur les examens de fin d'année scolaire la rencontre a eu lieu le mardi 4 mai 2021 dans les locaux du CES à Ouagadougou.

La tenue des assises nationales sur l'éducation a été actée par le Conseil des ministres du 31 mars 2021. Et depuis, le ministre de tutelle, Stanislas Ouaro, a adopté une démarche participe et inclusive afin de tenir ce pari. Il a donc entamé une série de rencontres avec les différentes parties prenantes pour discuter de la marche à suivre et de l'organisation de cette activité. A l'issue du huits clos avec le président du CES, Moïse Napon, et ses collaborateurs, le Pr Ouaro a indiqué que c'est une démarche conforme aux orientations qu'ont données le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, et le Premier ministre, Christophe Joseph Marie Dabiré, à savoir impliquer tout le peuple burkinabè dans la réflexion sur l'éducation à travers des assises qui auront lieu très prochainement.

Selon le ministre Ouaro, le CES est une structure de veille, de réflexion, de propositions de solutions dans les domaines économique et social et il va sans nul doute contribuer énormément à la réflexion sur la question de l'éducation. « Nous souhaitons que la réflexion se poursuive autour des TDR (Termes de références) mis à la disposition du Conseil afin qu'il fasse des suggestions, des recommandations et des amendements pour qu'on puisse mieux préparer les assises », a-t-il déclaré. Il a aussi confié que leur souhait est que l'institution y soit partie prenante, au regard de ses missions, afin qu'à l'issue des travaux, ils puissent avoir des conclusions pertinentes à même d'améliorer le fonctionnement du système éducatif burkinabè.

Les manifestations des élèves depuis quelques semaines, dès l'annonce desdites réformes, et celle du lundi 3 mai qui a fait reporter l'audience n'ont pas été éludées. A ce sujet, Stanislas Ouaro a affirmé que le travail se poursuivrait mais qu'il faudrait que chacun comprenne que dans un Etat de droit, on a certes le droit de le faire, mais on doit aussi reconnaître aux autres le droit de ne pas le faire, « car tous les casseurs seront sanctionnés ». Ceux qui le désirent, a-t-il poursuivi, peuvent manifester dans le respect et la discipline. Il ressort des informations sur la manif de la veille que les forces de défense et de sécurité ont interpellé un certain nombre de jeunes parmi lesquels des élèves de 5e et de 4e, voire des non-scolaires. Et le ministre d'ajouter que son département travaille toujours à sensibiliser les élèves au bien-fondé de ces réformes. « Mais pour l'instant, je leur conseille de se concentrer sur la fin de l'année pour ceux qui sont en classes d'examen ainsi que ceux qui sont en classe intermédiaire pour ne pas redoubler leur classe », a-t-il déclaré.

Quant au président du CES, Moïse Napon, il a félicité le ministre Ouaro de les avoir impliqués dans l'organisation de la rencontre en vue car à ce qu'il sache l'enfant est éduqué par tout le monde. L'idée d'amener tout le monde à réfléchir afin de trouver des solutions qui soient durables pour l'éducation est à saluer. « L'institution ne peut qu'accompagner ce genre d'initiatives et trouver la bonne manière qui va permettre un changement de qualité au niveau de notre système éducatif », a-t-il affirmé.

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