Afrique Centrale: Zone Cemac - Les experts en agriculture s'approprient des textes réglementaires du programme semencier

Le Pôle régional de recherche appliquée au développement des systèmes agricoles d'Afrique centrale (Prasac), un réseau des institutions de recherche agricole en Afrique centrale en collaboration avec l'Institut national de recherche agronomique (Ira) organise, le 4 mai à Brazzaville, un atelier d'appropriation des textes réglementaires du programme semencier en zone Cemac.

La rencontre vise à sensibiliser les Etats sur les activités du programme semencier régional afin de susciter leur intérêt à la poursuite de la mise en œuvre dudit programme et développer les politiques nationales semencières.

Le programme semencier régional (PSR) est mis en œuvre avec l'appui technique et financier de la FAO, depuis 2009. Il a pour objectif de contribuer à la nutrition et à la sécurité alimentaire renforcée ainsi qu'à la réduction de la pauvreté en Afrique, à travers la création de systèmes semenciers efficaces et une application des biotechnologies et des méthodologies dans le secteur semencier.

« Les activités agricoles qui permettent de subvenir aux besoins de plus de 70% de la population sont très peu développées et peu industrialisées. Face à cela, les ministres en charge de l'agriculture ont recommandé la mise en œuvre des textes réglementaires semenciers qui ont été adoptés par le conseil des ministres de l'UEAC en 2014 à Libreville pour améliorer les performances de la productivité agricole et renforcer la sécurité alimentaire », a indiqué Nanicia Ada Nlanga, directrice de la commission Cemac.

La réalisation du programme semencier améliorera la sécurité alimentaire et nutritionnelle zone Cemac. Ce programme a déjà mis en place le catalogue zéro des espèces et variétés des cultures vivrières d'intérêt communautaire.

« L'agriculture est retenue comme source pour remplacer les revenus du pétrole. Il faut qu'on pratique l'agriculture commerciale qui ne peut se faire avec les méthodes ancestrales dont les semences ne sont pas contrôlées au niveau des six pays de la Cemac. Il nous faut corriger les erreurs identifiées dans le secteur de l'agriculture car nous avons tous les documents qui permettent de produire la semence de qualité. Mais il nous faut les moyens », a expliqué le docteur Armand Claude Mvila, directeur général de l'institut national de recherche agronomique (Ira).

Dans la zone Cemac qui a une superficie de plus de trente millions de kilomètres carrés et est peuplée d'environ quarante-deux millions d'habitants, les exploitations familiales qui jouent un rôle essentiel pour l'alimentation sont pénalisés par l'accès à certains facteurs de production (intrants et équipement) et par la concurrence liée à la mondialisation ainsi qu'aux politiques agricoles des pays du nord.

« Le secteur agricole congolais est caractérisé par une large prédominance de l'agriculture familiale sur des exploitations petites tailles souvent inférieures à un hectare par famille et dans un environnement économique et social caractérisé par l'insécurité alimentaire. Mais les semences améliorées sont des éléments clefs dans la recherche du rendement agricole », a reconnu Paul Raphaël Ongouala, directeur de l'agriculture.

Il a rappelé qu'en 2020 le Congo disposait, avec l'appui de la FAO, d'une politique semencière nationale assortie d'un plan d'action et des textes règlementaires. Le directeur de l'agriculture a pris l'engagement de vulgariser, au niveau national, les textes réglementaires du programme semencier en zone Cemac.

Plus de: Les Dépêches de Brazzaville

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