Sénégal: Secteurs de l'agriculture et de l'enseignement supérieur - Le privé sénégalais entend booster l'agroalimentaire

En prélude du Forum Africain sur l'investissement en Turquie, s'est tenu lundi à la Chambre de commerce, d'industrie et d'agriculture de Dakar (Cciad) une conférence de presse dédié à la rencontre. A ce pré-forum, le président de la Section pêche et agriculture de la Cciad, par ailleurs membre du cabinet Cimafrique, a laissé entendre que les opérateurs Sénégalais vont nouer des partenariats solides pour le transfert de technologies en matière de transformation des produits locaux.

Du 10 au 13 juin prochain à Istanbul (Turquie), des opérateurs Sénégalais demandeurs prendront part au Forum africain sur l'investissement. A ce Forum, il est attendu entre 800 et 1000 participants pour tirer profit de l'expertise turque, un géant dans l'industrialisation et dans la transformation agroalimentaire. Ainsi selon Matar Cissé, président de la Section pêche et de l'Agriculture à la Cciad, par ailleurs membre du cabinet Cimafrique : « C'est un forum de l'investissement, qui permettra aux Pme sénégalaises d'aller chercher des gens qui pourront les aider dans leurs projets, à trouver des partenaires en termes d'équipements ». Il ajoutera : « Nous voulons matérialiser la vision du chef de l'Etat concernant la transformation et l'industrialisation. Il y a un secteur privé qu'il faut accompagner pour qu'il puisse avoir des leviers solides. La Covid-19 nous a donné des leçons. Nous devons nous améliorer, coacher les acteurs de ce secteur à travers les chambres consulaires, les projets structurels de l'Etat. C'est une nouvelle génération de secteur privé qu'il faut accompagner dans les 14 régions du Sénégal ».

Assurément, dira le conseiller commercial de l'Ambassade de Turquie au Sénégal Ozgür I. Yalniz : « Le Sénégal regorge d'énormes produits agricoles qui ne sont pas transformés, mais qui sont commercialisés à perte. Aujourd'hui, il faut renverser la tendance par un transfert de technologies », a-t-il expliqué. A le suivre, beaucoup de Turcs s'intéressent aux produits agricoles sénégalais, mais il faudrait qu' « ils soient valorisés, qu'on puisse importer des machines pour la transformation et la création de chaîne de valeurs, permettant de mieux vendre et que le producteur sénégalais puisse avoir un bon retour sur investissement », a-t-il conseillé.

Dans le même sillage, l'attaché commercial de l'ambassade turc à Dakar Marcel Ndione de souligner pour s'en désoler : « Beaucoup de noix de cajou sont exportés à partir de Ziguinchor et le déficit est comblé en Guinée-Bissau. Les exploitants perdent énormément en termes de prix de noix de cajou brute, de coque, de noix de cajou et de jus de cajou. Il suffit juste d'avoir quelques machines dans le cadre de la coopération entre les deux pays, pour qu'avant les importations, p, puisse tout mettre en emballage ».

Plus de: Sud Quotidien

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