Cameroun: Aménagement hydroélectrique de Chollet - Un constructeur désigné

La société China Gezhouba Group Company a été retenue au terme d'un avis d'appel d'offres international restreint.

Il y a du nouveau dans la mise en œuvre de l'aménagement hydroélectrique de Chollet, un projet intégrateur entre le Cameroun et la République du Congo, dont il est attendu 600 MW d'énergie électrique. En effet, c'est l'entreprise de droit chinois, China Gezhouba Group Company (CGGC) qui a été désignée pour la réalisation des études, la construction et l'exploitation de cet ouvrage, au terme d'un appel d'offres international restreint lancé le 19 décembre 2019. Un projet qui sera exécuté en mode « Build, Operate and Transfer ». La décision a été prise depuis le 15 mars 2021, mais c'est la semaine dernière qu'elle a été officiellement rendue publique, via un communiqué co-signé par Gaston Eloundou Essomba, ministre camerounais de l'Eau et de l'Energie, et Serge Blaise Zoniaba, ministre congolais de l'Energie et de l'Hydraulique.

Selon ce communiqué conjoint, les études à réaliser porteront sur la faisabilité du barrage, de la centrale, des ouvrages connexes, des postes de transformations et des lignes associées. Pour la phase de construction, outre les ouvrages précités, CGGC devra réaliser les voies d'accès au Cameroun et au Congo, les infrastructures liées à la gestion environnementale et sociale. Le maître d'œuvre devra également assurer le renforcement des capacités et le transfert des compétences aux travailleurs locaux. Maintenant que ce résultat a été rendu public, il ne reste plus à l'entreprise adjudicataire qu'à se présenter à la direction du projet pour les modalités liées à la signature de l'accord de projet.

Avec ce pas décisif qui vient d'être franchi, on attend donc une sorte d'accélération dans ce projet arrêté entre le Cameroun et le Congo depuis 2015. Les 600 MW de puissance installée ce barrage à installer sur le fleuve Dja/Ngoko, à la lisière entre le Cameroun et le Congo, feront de lui le plus important du genre en Afrique centrale. L'enveloppe prévisionnelle pour la réalisation des différentes phases est comprise entre 354 milliards de F et 670 milliards de F, selon une estimation faite il y a quelques années par une autre entreprise chinoise, Synohydro. Les financements proviennent à la fois des deux pays bénéficiaires, mais aussi des bailleurs de fonds tels que la Banque africaine de Développement. En tant que projet intégrateur, une partie des fonds mobilisés par la CEMAC lors de la table-ronde des investisseurs à Paris en fin 2020 lui sera également destinée.

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