Congo-Kinshasa: Les anciens présidents du Parlement appellent à la fin des violences dans l'Est

La persistance des violences dans l'Est préoccupe davantage la classe politique. Mercredi 5 mai, les anciens présidents de l'Assemblée nationale et du Sénat se sont réunis pour évoquer la question. Appel a été lancé pour la fin des violences. Et alors que l'état de siège décrété par le président Félix Tshisekedi dans les provinces du Nord-Kivu et de l'Ituri pour tenter d'endiguer les violences des groupes armés entre en vigueur ce jeudi, les anciens patrons du Parlement ont évité de se prononcer sur la question. L'un d'eux, Thomas Luhaka a rendu publique la déclaration finale.

Philomène Omatuku, Olivier Kamitatu, Thomas Luhaka, le cardinal Laurent Monsengwo, Leon Kengo Wa Dondo, Evariste Boshab, Aubin Minaku, et Alexis Thambwe Mwamba, ont d'abord indiqué être « inspirés » par leur expérience « tirée de la gestion du pouvoir à la tête du Parlement ».

Face à un « cycle de guerres asymétriques marqué par des actes d'un terrorisme complexe rappelant l'holocauste du siècle dernier », indiquent-ils dans leur déclaration, ils se sont dits inquiétés par la « spirale de violences dont est victime la nation congolaise et la persistance des tueries atroces et massives de la population civile » dans cette partie du pays.

Convaincus que « la pacification et la sécurisation du territoire relèvent de la responsabilité première des Congolais », ils ont d'une seule voix exigé « aux auteurs directs et indirects l'arrêt immédiat des tueries des populations civiles » dans l'est de la RDC.

Ces anciens chefs du Parlement sous le régime de Joseph Kabila (2001-2018), ont exhorté la classe politique de « faire taire les querelles partisanes et de se surpasser pour construire un consensus autour de la question sécuritaire de l'Est ».

Dans la même déclaration, ils demandent à la société civile de « s'impliquer plus activement et dans la sensibilisation de la population de l'Est du pays afin d'accompagner nos forces armées dans le combat contre le terrorisme qui endeuille la RDC ».

Aux pays « amis et frères, membres de la communauté internationale », ils souhaitent qu'ils accompagnent l'État Congolais par « une assistance logistique et d'expertise dans la lutte contre ce terrorisme ».

Pour eux, la question sécuritaire de cette partie meurtrie du Congo - Kinshasa ne devrait plus être considérée comme une « priorité, mais une urgence » qui mérite une « prise en charge nationale ».

Plus de: RFI

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