Sénégal: Gestion des frontières - 21 "cases" culturelles pour dialoguer avec les voisins

Keur Alassane Diallo (Fatick) — La Commission nationale de la gestion des frontières (CNGF) a construit 21 "cases" de citoyenneté dans les zones frontalières du Sénégal, édifices destinés à la promotion des valeurs culturelles avec les pays voisins, a-t-on appris de source militaire.

"Ces 21 cases sont construites sur des axes frontaliers ou dans des zones frontalières entre le Sénégal et la Gambie, le Sénégal et la Mauritanie, le Sénégal et la Guinée-Bissau, ou encore le Sénégal et le Mali", a indiqué le colonel Michel Diouf, membre de la CNGF.

Il s'exprimait mercredi au cours de la cérémonie de pose de la première pierre du poste frontalier mixte (police-douane) de Keur Alassane Diallo, un village situé à la frontière avec la Gambie, dans la commune de Keur Samba Guèye (département de Foundiougne).

"Ces cases, comme l'illustre leur dénomination, sont destinés à servir de cadre de rencontres pour la promotion de nos valeurs culturelles respectives avec les pays limitrophes", a-t-il expliqué.

Michel Diouf représentait à cette cérémonie le président de la Commission nationale de la gestion des frontières.

Selon lui, ces édifices sont aussi conçus pour devenir des cadres de promotion de la citoyenneté et du bon voisinage avec les populations des pays limitrophes.

"Ces cases doivent servir également de cadre d'accueil et de dialogue, pour résoudre des conflits de voisinage" entre populations voisines, a-t-il ajouté en présence du gouverneur de la région de Fatick, Seynabou Guèye, et du coordonnateur du Programme d'urgence de modernisation des axes et territoires frontaliers, Moussa Sow.

Il s'agit de "lieux où les populations sénégalaises et celles de pays limitrophes peuvent s'asseoir pour discuter, afin de trouver une solution à un problème avant que les autorités supérieures ne s'en saisissent", a poursuivi Michel Diouf.

Aussi la CNGF, par sa voix, appelle-t-elle les populations des zones frontalières dans lesquelles ces "cases" ont été construites à s'approprier ces édifices "pour régler leurs conflits communs de voisinage".

Michel Diouf estime que les problèmes frontaliers doivent être résolus par les populations, dans le dialogue, avant l'implication des autorités centrales politiques et sécuritaires des pays frontaliers.

"Ces cases jouent en quelque sorte le rôle de l'arbre à palabres africain, où traditionnellement nos anciens se rencontrent pour résoudre les problèmes", a-t-il souligné.

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