Congo-Brazzaville: Aviation civile - La Chine et l'OACI s'associent pour accélérer la formation des cadres congolais

Des superviseurs de l'Agence nationale de l'aviation civile(ANAC) reçoivent actuellement des formations, grâce à un projet financé à hauteur d'un million de dollar par le gouvernement chinois. L'initiative, lancée depuis novembre 2020, prévoit une assistance technique assurée par l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI).

Le projet de renforcement du système de supervision de la sécurité de l'aviation civile du Congo, de son nom technique COG20801, comporte un volet sur le déploiement des experts techniques pour assister directement l'ANAC dans le domaine de l'aérodrome, la licence du personnel, de la sécurité de la navigation aérienne et dans le domaine de l'enquête sur les accidents. Le second volet est lié à la formation du personnel dans les institutions spécialisées et par les experts des matières ciblées.

En effet, le projet COG20801 vise à inciter des experts internationaux à fournir des formations aux techniciens et officiels congolais pour renforcer leur capacité de supervision de la sécurité dans les domaines de la qualification du personnel, la délivrance des licences, l'exploitation des aéronefs, les services de la navigation aérienne.

Les missions respectives des experts sont à un stade avancé, a laissé entendre Prosper Zo'o Mito, directeur de l'OACI pour l'Afrique de l'Ouest et centrale, ajoutant que les quinze formations prévues par le projet vont débuter dès le 19 mai. « L'OACI accompagne en ce moment l'ANAC dans la conduite des activités de certification des aéroports internationaux de Brazzaville et Pointe-Noire, dans le cadre d'un autre projet financé par le plan de mise en œuvre complet pour la sécurité de l'aviation en Afrique, qui vient à ce projet », a souligné Prosper Zo'o Mito, lors de la promotion du projet ce 5 mai.

Du côté du gouvernement congolais, la réalisation du projet constitue une étape importante vers l'atteinte du taux de 80% de mise en œuvre effective des normes internationales de l'OACI, retenu pour les pays africains d'ici 2022. En juin 2019, l'instance internationale a conclu à un taux de 66,99% en matière de sécurité aérienne.

Pour la ministre en charge de l'Aviation civile, Ingrid Olga Ghislaine Ebouka-Babackas, le pays va continuer d'œuvrer pour l'amélioration du système national de supervision de la sécurité de l'aviation civile, en lien avec la déclaration d'Abuja de 2012.

« La Chine et l'OACI nous permettent de poursuivre nos efforts vers l'amélioration de la conformité de notre système de supervision de la sécurité de l'aviation civile aux normes internationales, afin d'optimiser les avantages économiques de l'aviation pour le Congo (... ) Cette assistance nous est précieuse et nous la voulons encore plus tangible pour toucher la cible de 80% de mise œuvre effective de ses normes internationales, d'ici l'an prochain », a-t- elle déclaré.

En rappel, le financement chinois s'inscrit dans le cadre du fonds de coopération sud-sud et surtout de l'accord entre la Chine et le Congo relatif au transport aérien civil. « Ce projet illustre encore une fois de plus la ferme volonté de la Chine d'épauler le Congo dans le développement de l'aviation civile », a réitéré monsieur Xu, le premier secrétaire du bureau économique et commercial de Chine.

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