Congo-Brazzaville: Vient de paraître - Tuez-le-nous ! Le couloir de la mort de James Gassongo

Ouvrage de trois cent-vingt-cinq pages paru aux éditions Saint-Honoré en France courant le mois de Mai, Tuez-le-nous ! Le couloir de la mort, est un livre stupéfiant, émouvant qui, à la fois, fâche et désole par ses pratiques d'un autre âge qui, hélas, hante encore, certains esprits obscurs.

Le livre de James Gassongo est un roman qui parle de beaucoup des choses, de tout ce qu'on vit dans certains milieux. Il n'est pas écrit que pour parler des réalités congolaises, mais aussi d'autres pays. C'est un sujet de société, explique l'auteur. "Tuez-le-nous ! Le couloir de la mort", c'est aussi une grande envie de faire parler les sans voix, l'envie de faire danser les mots pour décrire la situation vécue ou imaginaire.

En effet, cet ouvrage de James Gassongo explique comment l'on monte des complots et déplore certains actes. Pour lui, il y a ceux qui sont aujourd'hui marginalisés dans un milieu pour la simple raison que l'ascension sociale crée des ennuis ou frustre les autres. « Tuez-le-nous ! est un titre révélateur d'un malaise dans certains milieux, dans certains cercles ; cercle familial ou amical. Le jeune Ekela (personnage principal) qui comme tous les autres vivant sous les tropiques dans des conditions difficiles va connaître une ascension sociale. Malheureusement dans ces conditions il devient la cible. Tuez-le-nous ! n'est pas donc un titre dérangeant, mais une histoire de quelqu'un qui a reçu et devient la cible. En lisant le livre on finit par comprendre pourquoi ce titre », explique l'auteur.

A la page 84 de cet ouvrage, il est écrit : « La grande parenthèse de la vie commence à la naissance. Avant la naissance, c'est peut-être le néant et, après la vie qui se solde par la mort, c'est pour certains de nouveau le néant. Comme disait un sage du village : « On ne sait d'où l'on vient et où l'on va. » L'homme vit sa parenthèse et disparait. »

James Gassongo vient à travers son premier roman, « Tuez-le-nous ! Le couloir de la mort », intégrer le monde restreint de la littérature congolaise. Et Pierre Ntsemou, poète, dramaturge, résume le récit de ce roman en disant que la réussite sociale sous certains cieux est une aubaine pour ceux qui, de la divine providence, en tirent les dividendes. Pourtant, hélas ! sans aucune raison, cette ascension ou ces assises sociales suscitent une levée des boucliers de quelques parents ou voisins qui voient d'un mauvais œil la réussite de l'autre. Le destin d'Ekela, misérable au départ comme bon nombre d'anonymes sous les tropiques, nés sous le signe de la paupérisation, va connaître une spectaculaire brillance, par un coup du sort dont personne n'est maître, écrit-il.

« Tant que notre héros peut répondre à la main tendue des uns et des autres, sa richesse est dans l'ordre normal des choses. Mais, dès qu'on enregistre des décès « suspects » au sein de la famille, on a vite fait de trouver un bouc-émissaire : notre héros. On le chuchote à son insu, jusqu'à ce que, de justesse, il échappe, par miracle, à un lynchage public, lors des obsèques d'un jeune homme de la famille, mort des suites d'un accident qu'on lui colle au dos. C'est un monde des envieux qui nous ouvre les pages sombres de son histoire ... », écrit Pierre Ntsemou.

Né en 1966 à Brazzaville en République du Congo, James Gassongo, a fait ses études au Congo. Après l'obtention du baccalauréat série B (économie) il se rend en France où il suit une formation en comptabilité dans ce pays, avant de poursuivre la formation en comptabilité anglo-saxonne en Angleterre où il commence également sa carrière de cadre de comptable bilingue anglais français à Londres. Il occupera les fonctions de comptable, chef comptable et manager dans plusieurs structures en Angleterre. En 2002, il décide de quitter sa fonction de comptable au parlement anglais pour rentrer au Congo-Brazzaville, où de 2004 à aujourd'hui, il évolue comme cadre financier comptable dans une société pétrolière de la place. Il est l'auteur des articles : « Rendre efficace la politique de logements sociaux au Congo, pour soulager la population » ; « Pour une politique de logements sociaux à même de répondre aux attentes des populations ». Vendu à Paris à 19,90 soit environ 13 000 FCFA ce livre sera au Congo courant le mois de juin avant sa présentation officielle.

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