Congo-Kinshasa: David McLachlan-Karr relève la nécessité de continuer à renforcer le système de santé

Pour le coordonnateur humanitaire, la réapparition de la maladie à virus Ebola à Butembo rappelle la nécessité de continuer à renforcer le système de santé dans le pays afin d'améliorer la détection précoce d'éventuelles épidémies et leur prise en charge rapide ainsi que le suivi auprès des communautés.

Réagissant à la déclaration officielle, le 3 mai, par les autorités sanitaires de la République démocratique du Congo (RDC) de la fin de la résurgence de la maladie à virus Ebola dans la province du Nord-Kivu, après quarante-deux jours sans nouveau cas, le coordonnateur humanitaire, David McLachlan-Karr, a salué le travail du gouvernement congolais, des autorités sanitaires provinciales, conjointement avec la population congolaise et les acteurs impliqués dans cette riposte pour surmonter efficacement cet épisode de la maladie à virus Ebola. « La rapidité avec laquelle les équipes de la riposte sont parvenues à juguler cette résurgence épidémique montre qu'elles ont su tirer les leçons de l'épidémie qui avait sévi dans l'est du pays entre août 2018 et juin 2020. En dépit des violences qui affectent la zone et de l'impact de la pandémie de covid-19, les autorités sanitaires et acteurs humanitaires ont assuré efficacement la surveillance et la prise en charge des cas, y inclus le suivi des survivants, et ainsi limité le nombre de morts et de malades », a-t-il indiqué dans un communiqué du 3 mai.

A l'en croire, grâce aux dispositifs de suivi mis en place lors des précédentes épidémies et des actions qui ont suivi, les formations sanitaires sont mieux outillées pour suivre les alertes qui sont remontées auprès de la direction provinciale de la santé du Nord-Kivu. « Cela a permis de limiter les victimes de cette résurgence qui a touché douze personnes et fait malheureusement six morts », a souligné David McLachlan-Karr. Et de noter, en outre, que la mobilisation rapide de fonds, notamment du Fonds central d'intervention pour les urgences humanitaires (Central emergency response Fund, qui a alloué quatre millions de dollars américains pour soutenir les zones prioritaires, a facilité la fin de l'épidémie.

Le coordonnateur humanitaire en RDC a, par ailleurs, admis que la réapparition de la maladie à virus Ebola dans cette partie de la RDC a rappelé la nécessité de continuer à renforcer le système de santé dans le pays afin d'améliorer la détection précoce d'éventuelles épidémies et leur prise en charge rapide ainsi que le suivi auprès des communautés. « La fin de l'épidémie signe le début des activités post-Ebola. Un nouveau plan post-Ebola en cours de finalisation viendra renforcer le précédent. Ces activités sont essentielles dans un contexte où la maladie à virus Ebola est endémique de cette zone. Nous espérons que la maladie à virus Ebola ne reviendra plus en République démocratique du Congo, mais si c'était le cas, les équipes sur place ont toutes les compétences et les moyens d'y faire face », a-t-il dit. Il est noté qu'il aura fallu presque trois mois aux équipes de la riposte pour venir à bout de l'épidémie, réapparue depuis le 7 février.

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