Niger: Les attaques se multiplient dans les régions frontalières avec le Mali

Les réfugiés du Mali vivent dans des abris de fortune près du village de Chinagodrar, région de Tillabery, Niger.

Au Niger, une nouvelle attaque a tué 15 soldats et en a blessé quatre autres mardi 4 mai, dans la région de Tillabéry à l'ouest du pays. Le ministère de la Défense l'a annoncé mercredi par communiqué. C'est la deuxième attaque d'envergure qu'essuient les forces armées nigériennes en 4 jours, portant le bilan à plus de 31 militaires tués.

C'est une position des militaires nigériens, qui a été visée mardi, par « des hommes lourdement armés » selon le communiqué. Les soldats se trouvaient alors dans la région d'Intoussan, près de la ville de Banibangou, à quelques kilomètres de la frontière malienne.

Samedi, c'est dans la région de Tahoua, dans le nord-est du pays, que la Garde nationale est tombée dans une embuscade. Selon des sources locales, une patrouille a été encerclée par des hommes armés vers le village d'Agando, alors qu'elle poursuivait une colonne de motos. Seize soldats ont été tués et deux véhicules emportés par les terroristes, selon des sources sécuritaires.

Ces attaques interviennent quelques semaines après les massacres de Banibangou et Tilia, qui avaient fait en tout plus de 300 victimes civiles, dans ces mêmes régions frontalières avec le Mali.

Suite à ces tragédies le gouvernement nigérien a augmenté les contingents en poste dans le Tillabéry, qui fait partie de la zone des trois frontières, où 1 200 soldats tchadiens ont été déployés en mars sous la bannière du G5 Sahel. Malgré cela 2021 est d'ores et déjà l'une des années les plus meurtrières qu'ait connu le Niger.

Il y a une volonté manifeste de la part des jihadistes de l'Etat islamique au Grand Sahara de reconquérir du terrain et cela à travers d'une parte des attaques répétées et de harcèlement contre les forces de défense et sécurité et d'autre part des massacres de populations civiles avec pour objectif de forcer ces populations-là sinon à adhérer au projet jihadiste, du moins à accepter les diktats jihadistes sans opposer des résistances (...) Le tout militaire ne peut pas être l'ultime solution...

Pour Ibrahim Yahaya Ibrahim, analyste principal chez International Crisis Group, la multiplication de ces attaques correspond à une stratégie de la part des groupes jihadistes

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