Congo-Kinshasa: Dr Anne-Marie Tumba plaide pour la valorisation de la Profession sage-femme

«La Journée Internationale de la Sage-femme célébrée chaque année le 5 mai, depuis maintenant 15 ans, est une très bonne initiative. Pourquoi ? Parce que c'est une journée qui nous permet de nous arrêter tous ensemble sur une profession.

La profession de la Sage-femme, la profession de la personne qui donne la vie. » Telle est la quintessence des propos de la Directrice du Programme National de Santé de la Reproduction (PNSR), tenus lors de la manifestation organisée par le Ministère de la Santé en partenariat avec le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), mercredi 5 mai dernier au salon Congo de Pullman Grand Hôtel, à l'occasion de la Journée Internationale de la Sage-femme. Pour le Docteur Anne Marie Tumba, la valorisation des sages-femmes, au regard des dangers de mortalité néonatale auxquels fait face la RDC, est une urgence qui s'impose.

Dans sa prise de parole au seuil de l'activité organisée à l'honneur des sages-femmes, le n°1 du PNSR, la Directrice Tumba a martelé sur la valeur devant être accordée à la profession sage-femme au vu de son rôle indispensable au sein de la société. «Appelée gentiment donneuse et donneur des vies, la sage-femme surveille la grossesse. Elle suit l'évolution de la Grossesse. Elle prépare et gère l'accouchement», a mis en exergue la Patronne de Santé de la Reproduction en République Démocratique du Congo. Manifestement consternée par la situation de la sage-femme dans son pays, la RDC, Anne Marie Tumba, motivée de faire entendre sa voix pour la règlementation de la du métier de la Sage-femme, souligne que la vie n'est vie que lorsqu'elle est protégée. Cette protection, soutient-elle, est avant tout l'œuvre de la sage-femme. «Les sages-femmes surveillent les premières heures de la vie et lancent parfois le cri d'alarme pour sauver un nouveau-né ou une mère en péril», a martelé la Directrice Anne Marie Tumba.

Alors, pour une meilleure prise en charge des femmes enceintes, la Patronne du Programme National de Santé de la Reproduction (PNSR) a épinglé un facteur important qui mérite l'attention des décideurs : La formation. Selon cette professionnelle de la santé, cette approche revêt d'une importance capitale car, elle permettra d'outiller intellectuellement et moralement les sages-femmes de partout à travers la République. «Sans formation adéquate et sans réel dévouement, tous les efforts peuvent s'avérer vains et sans impacts sur l'amélioration de la prise en charge de nos femmes, nos filles, nos enfants. Avec la sage-femme, le slogan à chaque enfant sa mère et à chaque mère son enfant trouve ici sa concrétisation », a-t-elle déclaré, comme pour louer la bataille de ces professionnels de la santé qui se divisent en morceaux pour sauver des vies humaines.

Pour finir son intervention, Anne Marie Tumba, dans sa peau de Directrice du Programme National de Santé de la Reproduction, a encouragé les sages-femmes à travailler avec dévouement pour préserver la vie, bien le plus précieux qui puisse exister sur terre.

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