Sénégal: L'Onu demande à ce que 50% du financement climatique soit consacré à l'adaptation et à la résilience

Le secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies (Onu) a estimé hier, lors du Dialogue de Petersberg (Allemagne) sur le climat que pour lutter contre le changement climatique il est nécessaire d'agir à « équilibre égal » dans les domaines de l'atténuation et de l'adaptation, avec un appui financier et technologique. M. Guterres a aussi réitéré son appel à ce qu'au moins 50% du financement climatique soit consacré à l'adaptation et à la résilience.

A six mois de la Conférence des Nations Unies sur le climat (COP26), « nous sommes au bord de l'abîme » a prévenu, jeudi, le secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, lors du Dialogue de Petersberg (Allemagne) sur le climat.

« Mais si nous travaillons ensemble, nous pouvons éviter les pires impacts des perturbations climatiques et utiliser la reprise après la pandémie de Covid-19 pour nous orienter sur une voie plus propre et plus verte », a-t-il ajouté. Pour lutter contre le changement climatique, le secrétaire général estime nécessaire d'agir à « équilibre égal » dans les domaines de l'atténuation et de l'adaptation, avec un appui financier et technologique.

« Cela permettra aux pays développés et en développement de se mobiliser pleinement pour atteindre les émissions mondiales neutre en carbone d'ici le milieu du siècle et renforcer leur résilience aux changements à venir », a-t-il dit. En ce sens il a souligné qu'il « existe une fausse dichotomie selon laquelle le financement de l'adaptation ne peut augmenter qu'au détriment du financement de l'atténuation ». Mais, « nous avons besoin des deux », a affirmé M. Guterres.

Pour lui, avec un espace budgétaire réduit, des dettes élevées et des impacts climatiques croissants, les pays en développement ont besoin à parts égales de financements d'atténuation et d'adaptation. Pourtant, le financement de l'adaptation pour les pays en développement ne représente que 21% du financement consacré au climat, indique l'Onu.

«Cela représente 16,8 milliards de dollars. Les coûts annuels réels d'adaptation dans le seul monde en développement sont estimés à 70 milliards de dollars et pourraient atteindre 300 milliards de dollars d'ici 2030 », a précisé le secrétaire général.

M. Guterres a réitéré son appel aux bailleurs de fonds et aux banques multilatérales de développement pour qu'au moins 50% du financement climatique soit consacré à l'adaptation et à la résilience. Il leur a demandé de faire des propositions concrètes afin que les petits États insulaires en développement et les pays les moins avancés puissent accéder plus facilement à ce type de financement.

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