Ile Maurice: Le FMI somme la BOM de se retirer du contrôle de la MIC

Coup de théâtre. Le FMI demande fortement à la Banque de Maurice de se désengager de l'actionnariat de la Mauritius Investment Corporation (MIC), voire de son contrôle, et réclame que son financement passe par le processus budgétaire de l'Etat.

Cette recommandation des plus surprenantes vient de l'équipe du FMI qui vient d'achever sa mission à Maurice dans le cadre de son Article IV.

En termes clairs, l'agence de financement demande carrément à la BOM de couper tout lien avec la MIC qui a été incorporée en juin 2020 comme sa filiale dans le sillage du budget 2020-21 pour aider les entreprises systémiques affectées par l'effet économique du Covid-19.

A ce jour, elle a approuvé 17 demandes de prêts et décaissé Rs 2,2 milliards à partir d'un capital de Rs 80 milliards puisées de ses réserves internationales en devises étrangères.

Conséquence directe de cette mesure : l'Etat aura à prendre le relais pour financer la MIC. Ce qui du coup exercera de fortes pressions sur sa dette publique qui a déjà atteint 91% du PIB et qui, selon certains spécialistes, aurait dépassé la barre de 100% du PIB.

A première vue, le Trésor public aura à émettre des Bonds pour lever de fonds sur le marché des capitaux en vue de financer cette opération et respecter l'engagement déjà pris par la MIC auprès des sociétés sous perfusion. Cela à quelques semaines de la présentation du budget 2021-22 où le ministre des Finances, Renganaden Padayachy, cherche encore la meilleure option pour adoucir la pilule.

Suivant son éventuel retrait de la MIC, la BOM sera appelée dans les jours à venir, laisse-t-on entendre, à revoir sa présence au sein du conseil d'administration vu que les deux adjoints du gouverneur, Mardayah Kona Yerukunondu et Hemlata Sadhna Sewraj-Gopal, y siègent. Idem pour le Chairman, Lord Meghnad Desai qui pourrait éventuellement quitter la présidence dans le sillage de la recommandation du FMI.

Plus de: L'Express

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