Ile Maurice: Article IV - FMI et BoM - claque !

En fait, clôturant leur mission dans le cadre de la préparation de l'Article IV, les experts du FMI sont catégoriques: il faudra que la BoM cède le contrôle de la MIC, en laissant l'État prendre le relais pour financer son opération. Une véritable bombe pour la BOM qui après les teething problems pour la mise en place de sa nouvelle filiale et son décollage après presque une année, doit maintenant recentrer son rôle premier qu'est la conduite de la politique monétaire du pays et cesser d'être une institution de financement.

Le message des experts du FMI au gouverneur, Harvesh Seegolam, et son équipe dirigeante aura été clair. D'ailleurs, le patron de la BOM, qui a participé aux consultations avec l'équipe du FMI, était déjà au courant de cette recommandation pour le moins surprenante Comme il a d'ailleurs informé les économistes de l'agence de financement américaine que la BOM passe actuellement par une phase de réformes en vue de prévoir tout transfert de fonds exceptionnel au gouvernement.

À première vue, la recommandation doit être appliquée à plus brève échéance. Ce qui signifie que l'État devra à répondre aux attentes de la clientèle de la MIC, qui attendent des fonds pour éviter le crash. Cela par le biais du Trésor public pour lever des fonds sur le marché domestique en émettant des obligations tout en sachant qu'une telle opération fera exploser sa dette publique qui se monte déjà à 91% du PIB.

Le FMI , tout en estimant par ailleurs que le taux de croissance de 2021 tournera autour de 5% , soutient que les principaux défis macroéconomiques de Maurice demeurent l'emploi et la croissance qu'il faut restaurer impérativement.

Dans la foulée, l'institution financière internationale conseille au gouvernement de préparer un plan de consolidation fiscale en vue de stabiliser la dette à moyen terme, une fois que le pays sortira de la pandémie.

Plus de: L'Express

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