Burkina Faso: Affaire Pazanni - Les éclairages du ministre d'Etat

D'entrée de jeu le ministre d'Etat, face aux hommes de médias, est revenu sur les étapes de la crise en précisant que les différentes réactions qui ont suivi la décision du gouvernement révèlent un besoin de supplément d'information de l'opinion.

Contrairement à ce qui se dit et tend à faire croire que le l'Exécutif a fait fi de la décision de justice attribuant le terrain à son propriétaire légal, Pengdwendé Clément Sawadogo a expliqué qu'il n'en est rien. Pour preuve, le gouvernement ne s'est aucunement immiscé dans la procédure, respectant ainsi l'indépendance de la justice. La décision qui a été prise, a-t-il insisté, n'est intervenue qu'en gestion des conséquences sociales de l'application du verdict.

Mieux, elle est le résultat de consultations et de négociations entre l'attributaire légal du terrain, l'administration et les leaders des communautés religieuses qui ont accepté de s'impliquer dans la recherche de solutions pour éviter à notre pays de connaître les conséquences d'un conflit interreligieux. 《D'accord partie, le propriétaire légal du terrain a volontairement accepté de se défaire de sa propriété moyennant compensation par un autre terrain sur autre site》, a expliqué le ministre d'Etat.

Cet accord a été matérialisé par la signature d'un document par les parties prenantes en octobre 2020. La décision du gouvernement a donc consisté à rendre officiel cet accord par des actes administratifs d'où le communiqué en date du 6 mai 2021.

Pour le ministre d'Etat, l'attribution du terrain querellé à la FAIB procède de la volonté du gouvernement de conforter l'apaisement au regard de la vive tension qui menaçait la paix sociale. La décision est inscrite dans la légalité par l'expropriation pour cause d'utilité publique, ce qui permet aussi d'indemniser la victime, puis la réattribution du terrain à la FAIB pour la réalisation d'infrastructures au profit de la communauté des musulmans du Burkina Faso.

Pengdwendé Clément Sawadogo a dit comprendre les différentes réactions et a tenu à rassurer l'intersyndicale des magistrats que par cet acte, le gouvernement ne remet nullement en cause les décisions de justice ni même le pouvoir judiciaire. Pour lui la décision de justice a été respectée et exécutée sans que le gouvernement n'y interfère.

La décision gouvernementale a juste consisté à gérer les conséquences de la situation en travaillant à éviter des troubles à l'ordre public d'extrême gravité aux conséquences imprévisibles dans le cas d'espèce et à consolider la paix sociale sans laquelle l'état de droit, les décisions de l'Etat ou du pouvoir judiciaire seraient tout simplement inapplicables.

Il a donc invité les syndicats des magistrats et tous les autres acteurs qui se sont sentis concernés, à s'inscrire dans la dynamique de la préservation de la paix afin de conjuguer les efforts pour juguler toutes formes d'incivisme tendant à remettre en cause les décisions judiciaires ou gouvernementales.

Direction de la Communication et de la presse ministérielle

Plus de: Fasozine

à lire

AllAfrica publie environ 900 articles par jour provenant de plus de 130 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.

X