Cameroun: Situation sécuritaire du pays - On ne baisse pas la garde

Au cours de la réunion spéciale d'évaluation vendredi dernier à Yaoundé, le Mindef,Joseph Beti Assomo, a confié que les forces de défense et de sécurité restent mobilisées.

Un acquis majeur a été évoqué vendredi dernier, lors de la réunion spéciale d'évaluation sécuritaire : l'intégrité de notre territoire. Mais le combat pour sa préservation reste intense, a souligné le ministre délégué à la présidence chargé de la Défense (Mindef), Joseph Beti Assomo. C'est ce déploiement des forces de défense et de sécurité qui était la trame de fond de la traditionnelle concertation qui se tient à quelques jours de la célébration de la fête nationale le 20 mai. Il était également question de faire le point de la situation sociopolitique et économique du pays.

Prenaient part à ce huis clos prescrit par le chef de l'Etat, chef des forces armées, Paul Biya, le ministre de l'Administration territoriale, Paul Atanga Nji, le délégué général à la Sûreté nationale, Martin Mbarga Nguelé, les secrétaires d'Etat auprès du Mindef, le directeur général de la Recherche extérieure, Léopold Maxime Eko Eko. Le commandement opérationnel était également représenté avec à sa tête, le chef d'état-major des armées, le général de corps d'armée René Claude Meka, en présence des chefs d'états-majors centraux et commandant le Corps national de sapeurs-pompiers,des officiers généraux (commandants territoriaux des armées et de la Gendarmerie du pays), ainsi que certains officiers, commandants des opérations militaires.

Bien avant le huis clos, le Mindef a présenté le tableau panoramique dela situation sécuritaire et sociopolitique du Cameroun. Dans l'Extrême-Nord, a noté Joseph Beti Assomo, Boko Haram mène encore des frappes sanguinaires, en dépit de la vigilance et de la vigueur des forces de défense et de sécurité et des populations.

Sur un autre plan, les hautes autorités militaires ont analysé les implications de la mort du Maréchal du Tchad, Idriss Déby Itno, sur la sécurité au niveau de la sous-région sur la frontière avec le Cameroun.

Dans les régions de l'Adamaoua et du Nord, l'on enregistre des prises d'otages avec demandes de rançon. Mais à l'Est, l'on note un calme relatif, après les soubresauts post-électoraux de décembre dernier en République centrafricaine. Ce qui n'a pas empêché « d'examiner en profondeur les répercussions éventuelles de cette situation sur le Cameroun ». Ceci, afin d'empêcher l'irradiation de l'onde de choc de cette instabilité sur notre pays qui, comme on le sait, supporte le corridor vital pour l'économie de ce pays voisin et ami, ainsi qu'une grande partie des réfugiés centrafricains.

La situation des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest était également au menu. A ce sujet, Joseph Beti Assomo a confié que les forces de défense et de sécurité restent à pied d'œuvre. « Ils continuent à préserver l'intégrité territoriale et à assurer la sécurité des personnes et des biens», s'est réjoui le Mindef. Toutefois, a-t-il déploré, les terroristes séparatistes utilisent des engins explosifs improvisés de plus en plus sophistiqués contre nos éléments.

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