Congo-Brazzaville: Kub'Art Gallery - L'exposition-vente « Mke » a fermé ses portes le week-end

Organisée autour de sept artistes congolais en marge de la célébration du mois de la femme, ouverte en ligne depuis le 27 mars, elle a marqué le lancement des activités de la plateforme de médiation culturelle virtuelle de Yann Kwete.

Clôturée depuis le samedi 8 mai, l'exposition-vente Mke, femme en swahili, ne s'était pas limitée à mettre sous les projecteurs les œuvres de Sardoine Mia, Anastasie Langu, Mireille Asia Nyembo, Ley Mboramwe, Brams Baelo, Dechris Mukanya et Kando. En plus des murs virtuels, elle était ponctuée de dialogues, projections de films et divers panels d'informations et activités culturelles relayés à travers les réseaux sociaux. Au fil des jours, elle a constitué une sorte de passerelle au gré des échanges et connexions engendrés des contacts qu'elle a suscités entre artistes, amateurs et férus d'art.

La pandémie de covid-19 n'arrête pas la créativité artistique, au contraire ! Obligés de se réinventer pour continuer à créer, mais ensuite où montrer le résultat de plusieurs heures de travail où l'inspiration mêlée à une once de fantaisie produit des merveilles ? Tous les plasticiens congolais n'ont pas eu cette chance d'exposer pendant un mois et demi comme l'ont fait les sept jeunes participant à l'exposition Mke. En effet, grâce à Kub'Art Gallery, ils ont eu droit à cette exposition virtuelle inédite visitée sur www.kubart.gallery et dont le catalogue a été consulté par plusieurs sur www.kubart.gallery/expo-mke21/  via sa page Facebook. Plusieurs des œuvres ont souvent forcé l'admiration des amateurs d'arts qui en ont gardé un agréable souvenir.

Comme l'indiquait si bien son nom, l'exposition Mke organisée en hommage à la Congolaise, par-delà, l'Africaine, était donc centrée sur la femme qui « nourrit, accompagne et défend la vie », comme le soulignait Yann Kwete à l'occasion de la présentation du projet, le 19 mars, au Showbuzz. Dès lors, elle y a été présentée de manières diverses selon les différentes sensibilités des artistes usant de divers mediums à travers notamment la peinture et la photographie. Ainsi, parmi les femmes et artistes de Kinshasa de surcroît, la photographe Anastasie Langu y a présenté son travail sur les « Normes », centré, dit-elle, « sur la situation de la femme dans la société : le regard porté sur elle » et, comme on l'a vu, avec en toile de fond la question du mariage.

Exporter les talents congolais

Kub'Art Gallery, plateforme de médiation culturelle virtuelle qui use de l'art contemporain comme pont artistique entre les artistes africains et ceux d'autres horizons ainsi qu'entre différentes formes d'arts. En tant que telle, « Kub'Art Gallery s'assure que les artistes se concentrent sur leur travail, ne soient pas au four et au moulin, obligés à la fois de créer et promouvoir tout seuls leur création, en leur offrant une vitrine et donc un lieu de vente », a affirmé Larissa Diakanua.

Rédactrice et chargée des relations publiques, elle ajoute que la structure œuvre telle « une agence, se met au service des artistes, réalise leur portfolio et leur permet d'atteindre des personnes qui ne sont pas de leur proche environnement et n'ont pas forcément accès à leur art du fait qu'ils sont à l'étranger ». C'est dire que, soutient-elle, « Kub'Art Gallery leur ouvre les portes d'autres galeries auxquelles elles n'ont pas directement accès et de vendre leurs œuvres au travers d'expositions-ventes dédiées ».

Et au responsable des contenus digitaux, Jo Sambay, de renchérir : « Nous faisons en sorte de mettre en avant les artistes africains et afro-descendants pour valoriser la culture africaine à travers le monde. Exporter les œuvres et talents congolais en leur offrant une visibilité en ligne alors qu'ils sont de moins en moins présents dans les galeries à travers le monde. Ceci, de sorte à toucher un maximum de visiteurs virtuels, les emmener à voir ou découvrir le savoir-faire artistique des Congolais et de sa diaspora ».

Un pari qu'entend relever Kub'Art Gallery au fil des expositions à venir qu'elle a déjà en perspective. Par ailleurs en ce qui concerne la première, la plateforme a signé un partenariat avec la Fondation Malaika créée par Noëlla Coursaris Musunka. Elle s'est engagée à verser 25 % des profits réalisés à son école qui s'emploie à assurer l'autonomisation des jeunes filles à travers l'éducation

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